Didier Gauroy / Écrire pour dire

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/ Écrire pour dire /

 
  • public : élèves de SEGPA présentant d’importantes difficultés scolaires ou une instabilité comportementale. De la 6e à la 3e (11 à 16 ans). Illettrisme, troubles psychologiques et de comportements forts en milieu rural.
  • nom de la structure invitante : SEGPA (sections d'enseignement général et professionnel adapté)
  • lieu de l’association : Collège Max Hutin / Bouilly (Aube) - Collège de La Villeneuve /  Saint-André-les-Vergers (Aube)
  • nombre de personnes : 40 (1 classe par niveau
    de 10 à 12 élèves)
  • date : de novembre à juin chaque année
    depuis 2013
  • durée d’un atelier : 2h

 

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Le répertoire jeunesse, un outil pour les toucher.

Dans un premier temps, je propose la lecture de textes de théâtre contemporains servant de déclencheur d’écriture, extraits du répertoire jeunesse avec des auteurs comme Suzanne Lebeau ou Luc Tartar. Ils abordent des thèmes durs, comme les relations entre un enfant handicapé et sa famille, mais sous un angle léger qui permet de dédramatiser les situations. Il ne s’agit pas pour moi d’endosser le rôle d’un psychologue, mais de toucher ces adolescents en me rapprochant de leurs problématiques.

 

Écrire en pratique

Après la lecture de textes, je les mets à l’écriture puis nous faisons des allers et retours entre ces deux exercices pour mettre l’accent sur l’exigence de correspondance entre le dire et l’écrire. Dans un second temps, nous faisons une mise en espace, exercice plus concret, plus physique, plus ludique et libérateur pour ces jeunes présentant parfois des corps « brimés », repliés sur eux-mêmes. Mettre le corps en route donne de la vie à leur lecture.

Et à l’issue de ces ateliers, nous organisons des présentations publiques.

J’ai été particulièrement touché par leur approche de la langue, bien souvent musicale et sensuelle. Il y a des mots qu’ils ne comprennent pas mais qu’ils aiment : le mot « sillage » par exemple. Et lorsqu’ils prennent une liberté ou adoptent un positionnement sur un texte, je sais que j’ai remporté une petite victoire. Une phrase sans ponctuation, un élève l’a lue comme une question. Je lui demande alors pourquoi. Il me répond qu’il n’y a pas de ponctuation, donc qu’il a toute liberté pour l’interpréter comme question. Il avait bien lu le texte et compris ce qu’il pouvait en faire.

 

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