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Philippe Rousseau - « Prête-moi ta main »

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/ Prête-moi ta main /

 
  • public : enfants (10-13 ans) en situation de handicap léger (IME) et adolescents (lycéens)
  • nom de la structure invitante : Institut Médico-Éducatif (IME) "Blaye" associé à la MFR du blayais (Maison Familiale Rurale)
  • lieu de l’association : Blaye (33)
  • nombre de personnes : 30
  • date : 2006
  • durée d’un atelier : 5 séances de 2h,
    1 fois par semaine

 

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Les deux structures commanditaires – la Maison Familiale Rurale (MFR) et l’IME (Institut Médico-Éducatif) – conçoivent régulièrement des expériences d’échange (repas communs, etc.) entre les jeunes qu’ils accueillent, créant un véritable enrichissement intergénérationnel.

Avec le projet “Prête-moi ta main”, les adolescents sont devenus “la main” de ces enfants qui présentent des lacunes en lecture et en écriture, en endossant mon propre rôle d’animateur d’atelier d’écriture.

Une première étape a consisté à « former » ces lycéens à l’animation d’un atelier d’écriture autour d’un axe principale : comment faire advenir l’imaginaire des participants, ici, les enfants. L’objectif principal était qu’ils écoutent sans projeter, que leur propre expérience personnelle, leurs pensées ou émotions n’interfèrent pas avec la parole de l’enfant qu’ils auraient à accueillir. Pour cela, je leur ai aussi indiqué des techniques très concrètes, comme de prêter attention aux « manques », silences, ou trous dans la phrase. Ainsi, d’une phrase comme « Hier, j’ai acheté beaucoup de choses. », on peut encore développer le récit à partir de ces questions : quoi comme objets, combien, où ça, etc. ? Ce qui m’a aussi permis de lier cette expérience à l’apprentissage du français, de donner un autre éclairage aux fonctions de la grammaire, bref, de les intéresser autrement à une matière réputée rébarbative.

Seconde étape : "Comment dire ?" Les lycées ont pris en charge, sous ma direction, l’atelier d’écriture des enfants qui se répartissait ainsi : un temps d’exercices tous ensemble, un temps d’échanges et un temps où les adolescents guidaient les enfants dans l’écriture de leur texte, par binômes. Les textes, ensuite illustrés par les jeunes, ont fait l’objet d’une exposition et d’une lecture.

Les enfants de l’IME rencontraient de grandes difficultés de lecture pour la restitution. Nous les avons « détournées » avec jeu et malice en intégrant par exemple cette donnée à l’écriture même du texte. En usant de l’anaphore (répétition d’une mêmes phrase en début de texte), ils pouvaient l’apprendre par cœur et donc « lire » sans difficulté.

Avec ce programme, la richesse mutuelle qu’apportent l’échange et l’entraide entre deux générations, la responsabilisation des lycéens et la capacité à surmonter les difficultés en usant de stratagèmes, à anticiper et à surmonter des situations d’échec pour les enfants ont été les maîtres mot qui ont construit la réussite de ce projet.

 

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