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Sélection 2021

 

Les 7 textes dans l'ordre de sélection du comité de lecture tout public des E.A.T.

 


MUM de Joey Elmaleh

J’ai eu envie de vous parler de ma mère. Nous nous aimions follement et j’étais son spectateur assidu. En mourant elle m’a laissé notre histoire et d’autres moins reluisantes. Je vais les partager comme elles sont : en morceaux. Un texte en lambeaux, instantanés d’une relation mère-fils hors-norme. Nelly, la mère, Joey le fils et des répliques non distribuées qui se donnent comme un chœur qui prolonge le regard de Joey sur sa mère, instillant l’humour noir, la musicalité du texte et une énergie de plateau preste.

Autofiction fragmentaire et délirante où la défunte est convoquée. Elle va venir. Sous les traits d’une actrice, à travers un vêtement qu’elle aurait porté ou une chanson aimée.


Tenez vous prêt.es.


QUI VIVE de Simon Grangeat

Jordy est un jeune garçon qui navigue depuis sa petite enfance de services sociaux en familles d'accueil, de services sociaux en foyers d'hébergement. Il a seize ans lorsque la pièce commence. C'est l'automne de sa vie – phrase qu'il aime répéter à qui veut bien l’entendre. En quatre mouvements et autant de saisons, la pièce retrace la trajectoire de Jordy. C'est d'abord son nouvel éducateur qui raconte son enfance, à l’occasion d’un entretien avec la mère de Jordy. Puis Youssef, son meilleur ami, son copain de bas d’immeubles, de rap et de zone. Quand arrive le printemps, Jordy reprend les rênes de son histoire – semble les reprendre, en tout cas. De théâtre-récit rétrospectif, la scène se fait présente et, par-là, l'émancipation envisageable...

Jordy rencontre Effie, une jeune fille à la vie réglée des enfants de bonne famille. Ensemble, ils vont se mettre en mouvement, rêver un avenir en commun... Inspirée de l'histoire de Jordy Brouillard, jeune Belge décédé en 2016, Qui vive questionne la vie que notre société fait mener aux enfants dont elle est censée assurer la protection.


RETOURNEMENT de Agnès Marietta

Le Pater et la Mater ont quitté leur pays d'origine il y a vingt ans. Leurs enfants, un fils et une fille sont nés ici, ont grandi dans ce quartier. Le Pater est reparti, seul. Pour un temps, disait-il. Ce temps a duré douze ans. Quand il débarque, sans prévenir, personne ne sait ce qu'il vient chercher. La Mater voit ce retour comme l'occasion rêvée de remettre leur fils sur le droit chemin. Mais père et fils ne parlent pas le même langage. La fille, elle, reste à distance, observe ce père qui ne dit pas les mots qu'elle attend. Entre les époux, il y a une gêne, un mutisme, une séparation qui ne veut pas dire son nom.  La voisine, aux aguets, prévient l'une, informe l'autre, toujours prête à rendre service ou compliquer les choses. Le collègue de la Mater, semble très inquiet de la présence d'un homme dans cette maison. Les personnages, coincés dans un manège. À chaque tour, les cartes sont rebattues, creusent les écarts ou modifient les alliances. 


LES ÉCHOS DE LA FORÊT de Mathilde Souchaud

Elena et Sophie, deux soeurs d'une trentaine d'années, orphelines de mère, rénovent la maison de vacances familiale laissée à l'abandon depuis plusieurs années. Pour fêter la réhabilitation des lieux, elles invitent une partie de leur famille proche à passer un week-end dans la maison au milieu de la forêt de pins. Mais juste avant l'arrivée des convives un chevreuil vient s'encastrer dans la baie vitrée du salon. Aucun équarrisseur n'est disponible pour venir enlever l'animal. La famille se retrouve donc autour de ce singulier cadavre et une folie étrange s'empare peu à peu des convives. Dans cette ambiance inquiétante, certains membres de la famille vont vouloir se libérer d'un secret trop longtemps gardé. Mais, les deux soeurs ne sont pas prêtes à laisser la vérité éclater : pour préserver ce secret familial menacé elles ne vont pas hésiter à user de tous les stratagèmes, y compris commettre des meurtres en série. Pendant ce temps, comme habitée par une force surnaturelle, la forêt alentour va se réveiller.


UTOPIE / VIANDE de Alexandre Horréard

Eda, jeune ministre, s’apprête à donner un discours important sur des mesures écologiques importantes. Elle est soutenue par son mari Auguste et par la jeune fille au pair qui l’admire, Ines. Georges, ouvrier boucher, s’apprête à écouter le discours qui va changer sa vie.  

Uchronie noire et grise sur notre société, son rapport à l’écologie, à l’espoir, mais aussi et surtout à la violence et au sacrifice. Les violences systémiques et les violences personnelles sont-elles semblables ?  S’éclairent-elles ? La violence est-elle inévitable ?

Récit sur les gagnants et les perdants. Sur l’inévitable sacrifice. Sur les bonnes intentions et sur les mauvaises. Sur les chemins que nous voulons prendre, et sur les conséquences… Y a-t-il une échappatoire au couteau sacrificiel ? 


NÉCROPOLE INTÉRIEURE de Claude Mamier

Nécropole intérieure est un monologue prévu pour un comédien.

L'homme qui parle est profondément affecté par la mort de sa fille Sarah, une jeune femme qui vient de se tuer en voiture. Affecté au point qu'il s'installe dans une caravane en bordure de la route, à l'endroit où l'accident a eu lieu.

Au départ, il a juste l'intention de lui construire une petite chapelle car il estime que les disparus doivent être honorés à l'endroit où ils sont  morts – où leur âme se trouve peut-être encore – plutôt que dans un cimetière. Mais cette idée de monument tourne à l'obsession. Le père en deuil bâtit bientôt un mur pour protéger la chapelle, puis transforme cette chapelle en véritable maison destinée à la morte.

Pendant ce temps, au fil des souvenirs, se dévoilent peu à peu les relations troubles que l'homme entretenait avec sa fille. Jusqu'à ce que cet étrange bâtisseur attire l'attention sur lui et que son délire, rattrapé par le monde réel, lui soit fatal.


BÊTE NOIRE de Sarah Blamont

Lui, celui qui est mort, c’était un voleur, un animal, un mauvais voisin, « le pire qui soit ». 
Jésus Badin, les Badin par ailleurs, ces gens du voyage sédentarisés depuis deux générations mais qui ne sont jamais « repartis » sont la source de multiples plaies et rancunes au village.
Vezin, c’est petit. Tout le monde se connaît. De plus, les usines du coin ferment les unes après les autre, alors, la peine, ça se partage, presqu’en famille, ça soude et ça remplit la bouche d’un goût amer. 
Lui, celui qui a tué, c’est Edouard. 
Lorsqu’il a avoué, certains ont dit qu’il méritait une médaille. 
Ce qui les rassemble désormais, c’est cette lutte éperdue pour que justice soit faite au delà de la Justice, par delà les qu’en dira-t-on ou de la mort elle-même.
« C’était comme écrit. On attendait que ça tombe alors maintenant que c’est fait les gens vivent en paix avec une conscience tranquille et à ça, disent-ils, il n’y a rien à redire. »
Quelques temps après la mort de Jésus Badin, poignardé une nuit de 14 juillet, les habitants et la mairie de Vezin rassemblent de l’argent afin d’aider l’agresseur à payer les dommages à la famille de la victime. Vente de bonbons, gâteaux, bougies, récolte de fond et solidarité. 
Ils témoignent.

 


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