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Diana VIVARELLI

NANTES

Parcours

Auteure dramatique, metteure en scène, comédienne, réalisatrice, Diana Vivarelli est née à Bologne et vit à Nantes depuis près de vingt ans. Diana y crée la compagnie Azimut Théâtre.


Elle est inscrite à la SACD depuis 1997, a été présidente des EAT Atlantique, boursière 2010 de l’association Beaumarchais pour la pièce Explosion, une bombe nous attendait à la gare, sur l’attentat terroriste du 2 aout 1980 à la gare de Bologne.


Une lecture-mise en espace de cette pièce, d’inspiration autobiographique, a eu lieu à l’Espace Alya en Avignon et à Carpi (Modène) par la compagnie Azimut théâtre, au Théâtre du Rond-Point à Paris et à l’Espace Gérard Philippe à Fontenay-sous-Bois par la compagnie Influenscènes, dans une mise en scène de Jean-Luc Paliès.


Diana Vivarelli a écrit une trentaine de pièces.


26 ont été publiées.


Diana Vivarelli commence ses premiers pas dans le théâtre dès l’âge de six ans, avec son père Giorgio Vivarelli, auteur, metteur en scène, pédagogue, praticien de l’enseignement artistique en milieu scolaire. Elle s’inscrit au DAMS (disciplines arts, musiques, spectacles) à l’Université de Bologne, où elle fréquente les cours de Dario Fo, Eduardo De Filippo, Umberto Eco, Giorgio Vivarelli, Francesco Frabboni… En 1975, elle est titularisée par concours et devient institutrice à Bologne, où elle mène des actions d’éducation théâtrale dans les écoles.


En 1981, elle quitte son emploi et voyage en Asie, en Amérique latine, en Afrique pendant plusieurs années.


En 1995, Diana Vivarelli fonde à Nantes la Compagnie Azimut Théâtre. Avec sa propre compagnie, installée au cœur des quartiers populaires, elle met en scène, créé les costumes, les décors, les lumières des pièces qu’elle écrit, dans la lignée de la compagnie La comune, de Franca Rame et Dario Fo. A l’écart des circuits officiellement reconnus par les institutions, ses pièces plaisent en particulier aux jeunes, aux femmes, à tous ceux qui trouvent le théâtre d’aujourd’hui conventionnel et poussiéreux.


Elle pratique un théâtre « coopératif », elle détonne en mélangeant les genres, les comédiens professionnels et amateurs. Diana Vivarelli a créé 18 pièces de théâtre jouées par sa compagnie. Ses pièces ont été représentées environs 300 fois.


En 2003, elle a créé une nouvelle forme artistique : la vidéo-forum. Elle a tourné trois docu-fictions avec cette technique innovante : La chaise à palabres, sur les pratiques culturelles et artistiques,  Je, tu, elle… nous étions, vous serez, elles sont, sur les droits des femmes et Age qui avance n’empêche pas, réflexion optimiste sur la vieillesse et le temps qui passe. Ces deux derniers films sont régulièrement projetés et ont suscité un accueil enthousiaste, surtout lors de débats sur ces questions de société.


Entre dérision, satire, anticonformisme et burlesque, ses pièces s’attachent à montrer les clichés et le grotesque des situations ordinaires. Elles dénoncent les inégalités sociales, le racisme, l’intolérance, le chômage, le sexisme. Sa parole n‘est jamais moraliste. Elle sait aborder les sujets dramatiques avec justesse et humour.


Passionnée, Diana l’est par son travail, dans sa recherche artistique, toujours en mouvement. La variété artistique de ses pièces est impressionnante, proche de la Commedia dell’Arte, du théâtre grec antique, des pièces chorégraphiées sans parole, du théâtre forum.


Dans ses pièces, Diana Vivarelli ne fait pas dans la dentelle : dans ses écrits la femme n'a pas le mauvais rôle. Elle n'est pas l'intrigante mais l'actrice du changement. Ses personnages féminins bousculent les attitudes et les idées reçues, ne se soumettent pas aux rôles imposés, dérangent les a priori et le moralisme ambiant.


Son écriture épurée et limpide dissimule une épaisseur qui ne se révèle pas à la première lecture. Loin du style alambiqué ou faussement docte, elle place la quête du sens et l'engagement au cœur de son œuvre. Diana Vivarelli, italienne, écrit des pièces dans sa langue d'adoption, le français de l'ouest de la France. Sa langue est celle du peuple, de l'argot, des citoyens du monde, et non celle du « cultureux » conformiste snob, qui se calque dans le moule du pouvoir artistique dominant.

Types d'interventions :

Atelier d'écriture ponctuels, Atelier d'écriture suivis, Rencontres, discussions, Lectures
Disciplines : Jeu, Mise en scène
Publics : Maternelles, Primaire, Collège, Lycée, Adultes

Ma démarche

Atelier d’écriture, espace de liberté La question de mon engagement, dans un processus de transmission du langage écrit, renvoie à deux déterminations. Première exigence : la cohérence avec mon parcours artistique, le devoir social et moral de l’artiste, sa place dans la société, ma position contre le danger d’un aplatissement général, d’où l’imagination serait bannie. Deuxième exigence : le langage comme message, comme mythe, comme sémiologie qui transforme la culture en nature universelle, le rapport entre la forme et le concept. Comme l’affirme Roland Barthes, le signifiant opère en dehors d’écrits les plus éloignés de la littérature, tel qu’ils sont les faits d’actualité. Cet engagement renvoie à la notion même du statut d’écrivain : est-ce que nous devons encore nous défendre de la prolétarisation de l’écrivain face à un statut prestigieux ? Est-ce que l’œuvre d’un écrivain naît de la vocation ou bien d’un choix délibéré ? Sommes-nous écrivains par vocation ou par choix ? La vocation est à l’abri du prosaïsme, elle ne peut s’arrêter ou se dégrader. Le choix détermine la responsabilité de choisir un contenu plutôt qu’un autre, une forme plutôt qu’une autre. Pirandello nous dit que l’art c’est la vie, et que quiconque prétend faire sortir la beauté d’une formule, se trompe. Dario Fo insiste sur la responsabilité des intellectuels sur la création culturelle. Je défends le même point de vue : il est essentiel de redonner à la culture populaire la considération qui lui est due. Je mène un atelier d’écriture depuis sept ans, à Nantes-Bellevue, avec une quinzaine de participants. Je construis l’atelier de la même façon dont je procède pour construire une œuvre littéraire : en donnant libre cours à l’imagination, en balayant les hésitations, en tâtonnant afin de trouver le style propre à chacun. Les textes sélectionnés, parmi l'abondante production, ont de quoi surprendre et émouvoir : poésies, haïkus, description des visites culturelles, nouvelles "façon polar", contes pour enfants, science-fiction, souvenirs... Des textes ironiques, philosophiques, journalistiques, poétiques, humoristiques, des textes à partager sans modération avec tous les habitants, pour savourer la qualité et l'évolution de cette écriture individuelle et collective. Mon but est d’explorer toutes les écritures, sans dogmes, sans frontières. La correction, la réécriture, l’élaboration d’un texte qui interpelle les lecteurs, ne doit pas faire oublier la rigueur et l’exigence du travail. Tout écrivain, en vue d’une éventuelle publication, soumet son œuvre à des critiques, des correcteurs, des changements nécessaires, des conseils éclairés… Mon travail consiste aussi à être un « révélateur » d’un potentiel enfoui, caché, de talents méprisés, d’envies irréfrénables. L’intelligence et le talent ne sont pas un cadeau réservé à une certaine catégorie d’individus ; les éventuels écrivains dans une cité défavorisée sont proportionnels aux apports, aux moyens, aux occasions qui se présentent, aux efforts déployés pour répondre à un besoin culturel en déshérence. On raconte que Giotto, peintre, sculpteur, architecte italien du Trecento, dont les œuvres sont à l'origine du renouveau de la peinture occidentale, aurait commencé par garder les chèvres de son père. Le peintre Cimabue, le surprenant à dessiner sur une pierre avec un charbon près d'un cours d'eau, émerveillé de son génie précoce, aurait emmené le jeune berger dans son atelier. Les fresques que Giotto a peintes à Florence et le campanile de l'église Santa Maria del Fiore, la cathédrale de Florence, figurent parmi les sommets de l'art chrétien. Panaït Istrati disait que l’art est une guerre à notre imperfection. J’ajouterais qu’il surgit souvent là on ne l’attend pas. Diana Vivarelli, animatrice de l’atelier « Ecrire sur le Vif » Prémices d’auteurs Une action des EAT Atlantique imaginée et réalisée par Diana Vivarelli Présentation de Sylvie Beauget : Ecrire sur le vif : l’enfance de l’art… La première séance a eu lieu le samedi 27 octobre 2012 Salle du Jamet à Nantes. Diana Vivarelli invite quatre autres auteurs et quatre personnes « amateurs d’écriture » à se retrouver une journée entière pour écrire avec elle en direct, avec l’envie d’un départ immédiat, dans l’euphorie de se lancer en terre inconnue, en s’amusant, en jouant, pour le plaisir. Mêler, dans une création collective, professionnels et amateurs d’écriture, est une initiative originale et fortement participative. Lorsqu’un auteur anime des ateliers d’écriture, il est généralement maître d’œuvre. Une expérience telle que celle-ci permet à ceux qui ne sont pas ou pas encore des professionnels de l’écriture, de pénétrer dans l’antre des auteurs à l’un des moments les plus intéressants : celui de l’écriture spontanée. Rencontre avec des auteurs différents et avec des styles différents. Diana Vivarelli a, par ses propositions d’écriture, encouragé le collectif. Les textes ont presque tous été construits à plusieurs, chacun mettant, par exemple, son grain de sel dans un dialogue. Nous avons tous eu l’occasion d’écrire les uns avec les autres. Le fait que cette rencontre ne se fasse pas exclusivement « entre auteurs » a amené une grande liberté. L’un des grands avantages de cette journée et de ces rencontres a été pour les auteurs des EAT de redécouvrir le jeu et le plaisir d’écrire en toute légèreté. Ceci grâce aux « amateurs d’écriture ». Et oui, dans « amateur » il y a de l’amour, et dans « professionnel » il y a de l’engagement. Gageons que sans l’idée de Diana Vivarelli, de mêler les uns et les autres, un atelier composé d’un collectif d’auteurs aurait été plus crispé ! C’est qu’il y a encore une autre particularité de l’atelier d’écriture : il évite la fameuse angoisse de la feuille blanche ou, pour les moins angoissés, le souci de créer – et La Question inhérente à toute création : comment je commence ? Ce qui permet d’échapper à toutes ces tensions ? Les inductions d’écriture faites par l’animateur. Celui-ci pose des contraintes précises, généralement incongrues et gratuites : les fameuses « contraintes libératrices » dont parle Perec. Cette journée d’écriture a permis à tous de redécouvrir l’écriture comme un jeu. Nul n’a eu l’impression de « travailler » ni celle de perdre du temps. Cette pratique du jeu est loin d’être superflue pour des auteurs. Détente ? Echauffement ? Ou plus ? Ecrire pour s’amuser libère l’imaginaire et, dans ce sens, est une étape fondamentale du processus créatif. Un autre type d’induction a amené le groupe, d’une façon plus détournée, à des écrits comportant une dimension théâtrale. Il s’agissait d’une contrainte forte sur le plan vocabulaire, une dizaine de mots « obligés » devant être insérée dans le texte. Ces mots étant des mots « étrangers » il en résultait une sonorité particulière, un rythme. Ceci a conditionné l’ensemble des textes et donne une sorte d’unité qui s’entend fort bien à l’oral, unité d’autant plus surprenante que les textes sont par ailleurs très différents dans leur style et leur contenu. Autre élément : ces mots pour la plupart désignaient des personnes ou des objets. Diana Vivarelli a souhaité un atelier « sur le vif », avec peu de temps de pauses et peu de temps de réflexion entre les différents écrits, entre les écrits et la relecture, entre la relecture de l’ensemble et la recherche de fils conducteurs, entre la recherche de fils conducteurs et l’ébauche de mise en scène, entre l’ébauche de mise en scène et la lecture publique… Ce choix a permis aux participants de rester, tout au long de la journée, sur le mode de la spontanéité. La vocation de l’atelier d’écriture est de redonner au brouillon ses lettres de noblesse : écrire est avant tout un jaillissement. Le reste se travaille ensuite. Nous avons tous éprouvé le plaisir d’écrire, écrire vite, écrire comme on le sent, comme on le peut, en s’adaptant à des propositions imprévues, écrire sans savoir où on va, sans souci du résultat final, écrire comme on suit un chemin inexploré, dont on découvre au fur et à mesure les contours.

Mes ouvrages

Titre Infos
Explosion, une bombe nous attendait à la gare (Ed. de l’Amandier, septembre 2012) texte bilingue français-italien sur l’attentat terroriste du 2 aout 1980 à la gare de Bologne
Marilyn forever (Ed. Les cahiers de l’égaré, 2012) texte bilingue français-italien dans le recueil « Marilyn après tout »
A l’attaque et autres pièces (Ed. Du Cerisier, 2007= recueil de 6 pièces engagées
Le Bouc Émissaire (Ed. Retz, 2004) contre le racisme, dans le recueil « Pièces pour enfants »
Le Piège à rats, L’Histoire du travail selon deux chômeurs, Temps variable aléatoire Ed. du petit Véhicule, 2001
La boule magique et autres dix pièces pour enfants de 8 à 13 ans Ed. du Petit Véhicule, 2006
Triste sort mais on s’en sort, Ne m’oublie pas !, Racket : brisons la loi du silence Ed. du Petit Véhicule, 2004
Un pavé dans la mare Editions PEF Presses Electroniques de France Une construction cinématographique pour un portrait de famille décalé
Temps variable aléatoire (vaudeville antisexiste) Editions PEF Presses Electroniques de France
L’histoire du travail selon deux chômeurs Editions PEF Presses Electroniques de France
Respectez les droits des enfants Editions PEF Presses Electroniques de France
Quelle drôle d’émission ! Editions PEF Presses Electroniques de France
Le tabac est aussi une fleur Editions PEF Presses Electroniques de France
Les habits neufs de l’empereur Editions PEF Presses Electroniques de France
Les douze coups de Charlot Editions PEF Presses Electroniques de France
Le Balayeur de souvenirs Editions PEF Presses Electroniques de France
La Boule magique Editions PEF Presses Electroniques de France
En route pour la France Editions PEF Presses Electroniques de France
Cinq saynètes de Commedia dell’arte Editions PEF Presses Electroniques de France
Chicanes entre voisins Editions PEF Presses Electroniques de France

Mes Evénements

Nom de l'événement Date Horaire
Explosion, une bombe nous attendait à la gare Le 22 avril 2013 de 19H30 à 20H30
Explosion, une bombe nous attendait à la gare Le 16 mai 2013 de 20H30 à 22H30
Rencontre avec Diana Vivarelli autour de sa pièce Explosion, une bombe nous attendait à la gare Le 02 août 2013 de 19H00 à 20H30
"Explosion, une bombe nous attendait à la gare" à Lanton Le 19 octobre 2013 de 20H30 à 23H00
Publication Du 01 octobre 2014 au 01 novembre 2014 à 00H00
EXPLOSION, une bombe nous attendait à la gare Le 07 mars 2015 de 20H30 à 22H15
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