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L'édito du mois par Jalie Barcilon - 07/2018

 L'édito - juillet 2018

 

« Emprunter les projecteurs traverser la France, monter en 30 mn, démonter en 15 - c'est combien, la salle ? Non ! En fait, il faut être rentier pour jouer ici - toi, tu as fini ton boulot (écrire) et tu viens d'arriver, tu admires la comédienne qui joue contre le mistral, Place des Corps Saints, tu tentes de convaincre un professionnel à une terrasse en dépit des sarcasmes d'un ami qui parade en clown, tu lis ton nom dans le journal pour la première fois, le matin tu vois Woyzeck, l'après-midi Ma Colocataire est une garce (qu'aurait dit Jean Vilar, mon Dieu ?), et le soir, tu traverses des continents.
Avignon, c'est comme la vie, c'est le Grand Bazar, tu es fou de joie, tu pleures, puis tu craques – j'étouffe, tirons-nous – mais dans le train du retour déjà tu regrettes – OH QUEL DOMMAGE – de n'avoir pas vu ce spectacle, mais si, tu sais, celui dans lequel les danseurs dansaient jusqu'au lever du soleil, celui qui t'eut fait oublier, un instant, juste un instant, le poids du monde et celui des projecteurs.

Jalie Barcilon
Autrice, membre des E.A.T

 

 

 

 

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