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Le billet du mois - février 2021

Le monde de l’écriture de théâtre est plutôt individualiste. Bien entendu, il y a les E.A.T. S’ils se sont créés, il y a 20 ans, dans un élan d’affirmation collective, la division a aussitôt gâché la fête. Des écrivains, écrivaines n’en sont pas membres.C’est mon cas. Il y a aussi les EGEET, les Etats Généraux des Ecrivains de Théâtre, créés il y a plus de deux ans : un rassemblement provisoire de volontaires -jusqu’à 200- convaincus qu’il faut ensemble élaborer des préconisations concernant notre activité, sa reconnaissance, ses conditions d’exercice dans le milieu du théâtre. C’est chose faite. Le résultat, conséquent, est accessible à toutes et tous.
Pour y parvenir, la collaboration entre les EGEET et les E.A.T a été étroite, mettant de côté les divergences. Nous allons, maintenant, porter ensemble, publiquement, nos préconisations, qui sont des revendications pour l’ensemble d’entre nous.
Le temps est venu d’une solidarité entre toutes les autrices et auteurs. D’une part parce que, dans les actuels débats sur les droits des « auteurs » (tous ceux qui « touchent » des droits d’auteur…), la place des écrivains de théâtre est trop ignorée ; d’autre part, parce que notre situation dans la « chaîne de production théâtrale » devient de plus en plus ambigüe, sinon problématique.
L’urgence me paraît être la suivante : que concernant la « valorisation » des autrices et auteurs, les E.A.T s’ouvrent à toutes celles et ceux qui écrivent pour la scène, adhérents ou non. Il n’est pas normal, en effet, que le paiement d’une cotisation achète un droit à une « plus-value artistique ».
La prochaine dissolution des EGEET, ayant fini sa mission, appuie cette urgence.
Enfin, s’il est impératif, comme l’ont fait les E.A.T, de clarifier et défendre les droits des écrivains et écrivaines, il nous faut affirmer, revendiquer que le travail de tout écrivain ou écrivaine est d’écrire. L’écriture est notre exigence, avant même celle du passage au plateau.
Il revient à la scène de se soumettre à l’écriture, et non l’inverse, car c'est l'écriture qui met à l'épreuve le plateau. Voilà un axe qui devrait être prioritaire.

Michel Simonot

 

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