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L'édito du mois par Philippe Sabres

 

 

 

 L'édito - avril 2018

 

« Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt. »
À peine ai-je entendu ce proverbe pour la première fois, que j’ai éprouvé plus de curiosité pour ce prétendu imbécile que pour le sage et pour la lune. La lune, comme tout le monde je l’aime, cette toujours jeune… Elle me plaît moins depuis que je sais que dans la langue allemande elle est au masculin, et le soleil au féminin. Ces histoires de genre, ça chamboule…
Quant au sage du proverbe, qui est-il ? Un type zen, qui réussit à être au-dessus des choses et ne se fâche jamais ?… Pas bien passionnant. À moins que… Un petit déplacement d’orientation de son doigt et son doigt devient un doigt de colère. La colère s’accorde bien avec le travail de l’écrivain. Le romancier américain James Lee Burke nous dit que « tout artiste véritable pense que le monde est victime d’une véritable trahison ». C’est un moteur pour beaucoup d’entre nous. Cette colère se traduit dans nos écrits ; nous en trouvons trace dans beaucoup de pièces que nous lisons au comité de lecture, même dans celles que nous ne retenons pas. Cette colère se manifeste aussi dans les actions que les E.A.T entreprennent. Afin que nous soyons mieux présents dans le monde. Pour que le monde soit davantage montré ou rêvé… La prochaine fois je vous raconterai l’histoire que j’ai imaginée pour l’imbécile.

 

Philippe Sabres
Auteur, membre des E.A.T

 

 

 

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