• L'homme qui faisait vieillir les femmes
  • SIGNÉ DUMAS
  • Micro-trottoir #1 Avignon 2018
  • Mardis Midi : Hina et Owen
  • Phèdre, ni de Racine, ni de Sénèque, ni d'Euripide
  • La mensuelle d'octobre
  • L'Été en automne #10
  • Formation : Du document brut à la scène - le documentaire théâtral
  • Atelier d'écriture
  • ROBERTINO L'apprenti de Le Corbusier
  • Atelier de mutualisation des outils de création
  • Micro-trottoir #2 Avignon 2018

Tous les événements >

L'édito du mois par Bernard Bretonnière - 06/2018

 L'édito - juin 2018

 

« Il existe, dans les Lettres, des chapelles, des coteries, des factions. On oppose, par exemple, « les monstres » et « les couillons »*, on exclut, on coopte, on méprise, on encense. Ceux qui se ressemblent, ou croient se ressembler, s’assemblent et, dans un même mouvement, éconduisent ceux qui auraient la médiocrité d’être autres. Ainsi, les ségrégations littéraires vont-elles bon train.
Les E.A.T et ses délégations régionales ont choisi d’associer (c’est un joli verbe) les écrivains de théâtre. Tous (pour peu qu’ils le désirent), sans distinction de genre, d’esthétique, de notoriété, de sexe, d’âge ou de domiciliation. C’est ainsi que l’on compose une famille, à partir d’éléments variés et, pourquoi pas, hétérogènes.
En sorte que, dans les relations qu’entretiennent ces associés, ne sauraient exister ni comparaison ni compétition. Les questions dont ils débattent en sympathie sont communes à tous, qui touchent à la diffusion, aux droits, aux formations ou au statut de l’auteur.
Le très connu y côtoie le méconnu (situation provisoire), le très expérimenté le novice (situation provisoire), le très joué le jamais monté (situation provisoire). C’est ainsi que, tout personnellement, j’éprouve tant de plaisir à ces rencontres, à ces échanges, à ces partages sans autre enjeu que la prise en compte de toutes les écritures théâtrales. Personnellement, je ne suis pas un auteur de théâtre naturel, mais l’occasion a parfois fait le larron, par le jeu des adaptations (imprévues) et des commandes ; pourtant, je ne me suis jamais senti en marge ou regardé de haut par les vrais-cent-pour-cent théâtreux. Dans cette famille, Marcel Achard aurait été le cousin germain d’Eugène Ionesco et n’aurait sans doute jamais piqué sa colère jalouse contre le nouvel académicien de 1970. Les E.A.T, c’est certain, adoucissent les mœurs des Lettres.

* Voir le fameux texte de Nathalie Quintane publié par sitaudis.fr en 2004, et repris en 2012.

Bernard Bretonnière
Auteur, membre des E.A.T

 

 

 

 

retour en haut de page