• L'homme qui faisait vieillir les femmes
  • SIGNÉ DUMAS
  • Micro-trottoir #1 Avignon 2018
  • Mardis Midi : Hina et Owen
  • Phèdre, ni de Racine, ni de Sénèque, ni d'Euripide
  • La mensuelle d'octobre
  • L'Été en automne #10
  • Formation : Du document brut à la scène - le documentaire théâtral
  • Atelier d'écriture
  • ROBERTINO L'apprenti de Le Corbusier
  • Atelier de mutualisation des outils de création
  • Micro-trottoir #2 Avignon 2018

Tous les événements >

L'édito du mois par Louise Caron

 

 

 

 

 

 L'édito de nos auteurs adhérents - décembre 2017 

 

" Le français serait une langue inégalitaire, reflet et reproduction d'une société machiste. Il est vrai que le genre masculin est utilisé comme neutre extensif parce qu’il fut déclaré plus noble. Là se loge le mal (mâle) contre lequel l’écriture inclusive et l’accord de proximité sont censés lutter. Je relève sans préjugés que, dans cette même langue, par le biais des féminins grammaticaux, un petit moustachu peut être une sage-femme, un général de brigade une baderne, et un banquier véreux une canaille.

Par ailleurs — mais ce n’est pas sans rapport — au cours de l’Antiquité, presque partout, la loi considérait le viol comme une atteinte à la propriété du père, du frère ou du mari, loi encore appliquée dans un nombre important de pays siégeant sans vergogne à l’ONU.

Alors, je m’interroge sur la hiérarchie des luttes. Si je ne pourfends pas le neutre extensif qui ne me paraît pas être un proche parent de la culture du viol, comme je l’ai entendu dire dans les média, en revanche, je m’insurge contre des lois qui décident qu’un violeur est quitte vis-à-vis de la famille de sa victime s’il l’épouse, même contre son gré. Il me semble que tout n’est pas égal à tout."

 

Louise Caron
Autrice

 

retour en haut de page