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Le billet du mois par Denise Chalem

 LE BILLET - MAI 2020 

 

Qu’elle est étrange pour moi cette adresse à vous, à nous tous, confinés, reclus, dans ce moment tragique et sidérant. Nous sommes étourdis par la douleur d’avoir, pour certains, perdu des proches. Et comme si cela ne suffisait pas, s’ajoute la certitude que pour nos métiers, cette année qui s’avance sera blanche ou pire noire. Un jour cependant, nos œuvres reprendront le chemin des planches. Alors comment ne pas se révolter lorsque dans un temps dit normal, pas si lointain, les écrivaines et écrivains de théâtre ne sont jamais au centre du cercle ? Dans tout ce qui permet de rassembler autour d’un texte, comédiens, décorateurs, costumiers, éclairagistes et tant d’autres, le créateur en amont est souvent oublié. Alors, je sais bien que l’économie de nos spectacles futurs sera dans une très grande fragilité. Néanmoins je me bats, au sein de la SACD, pour que dans chaque budget de création, soit prévu une prime d’inédit ou d’écriture. Pour qu’une ligne budgétaire naturelle, intangible, existe pour celle ou celui qui a conçu souvent de façon solitaire un travail qui lui a pris des années et sans qui rien ne serait possible. Dans l’audiovisuel les scénaristes sont payés, depuis la bible jusqu’au développement de l’écriture, quels que soient les droits qui s’ajoutent, et c’est bien normal, lors de la diffusion. Nous devons sortir du cas par cas, nous réunir, nous unir au sein d’une force politique qui pèse. Pour cela les E.A.T sont plus que jamais essentiels pour agir sur les contrats, auprès des producteurs, des théâtres, des diffuseurs, du ministère. Nous avons urgemment besoin d’être groupés et représentés. Nous vivons dans un pays qui honore son patrimoine et le nôtre est glorieux, pourvu que l’auteur soit mort et qu’il soit dans le domaine public. Il faut donc crier à tous ces décideurs : « Aimez-nous vivants ! »

 

 Denise Chalem

autrice, comédienne, metteuse en scène

et administratrice théâtre à la SACD

 

 

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