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Le billet du mois par Philippe Gauthier

 LE BILLET - FÉVRIER 2020 

 

 

Au début, j’étais parti sur quelque chose de poétique… un envol de mésanges après une détonation. Un truc beau, malgré tout.

Et puis il y a eu ce nombre : 73. Plutôt un pourcentage : 73 %. Et là, plus rien de poétique. Mais du terre à terre. 73 % donc. Ou la baisse des subventions allouées par une région (la Réunion) à la culture. Plusieurs millions d’euros supprimés, comme ça, sans concertation, et sans préavis.

Des projets, artistiques, culturels et même éducatifs mis à la poubelle, ou en passe de l’être.

Peut-être n’est-ce qu’une erreur ? Je me dis. Peut-être qu’ils vont s’en rendre compte et rectifier… Parce qu’au fond, ils aiment ça la culture. Au moins autant qu’il n’y a d’envols de Dodos sur l’île intense.

Peut-être, alors, ne diminueront-ils que de 50 %. 

73 % et un proverbe qui me revient, comme ça, l’air de rien. « ti ach i koup gro bwa » (une petite petite hache peut couper un gros arbre - un peu comme la légende de David et Goliath). Et bizarrement, je le vois sous un autre angle, ce proverbe. À l’envers en fait. La petite hache n’étant plus le faible, mais ces dirigeant.e.es à l’esprit étriqué essayant d’abattre une forêt aux arbres centenaires (la culture, l’éducation…) et y parvenant.  

Ces 73 % ne sont, en fait, qu’une partie de l’abattage. Avant ça, il y en a eu d’autres.

Une coupe rase. Voilà ce qu’il est en train de se passer. Une coupe à blanc qui laissera la place pour des centres commerciaux. Certainement. Parce que, au fond, c’est quand même bien plus rentable que des théâtres.

Alors quoi ? Déclarer la culture, et le reste, comme zone à défendre ? Nous enchaîner à ces arbres ? Pourquoi pas… 

Peut-être pourrons-nous, alors, observer quelque envol de quelque volatile et y voir un peu de poésie.

 

 

 Philippe Gauthier 
 Président du comité de lecteure jeunesse des EAT 

 

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