• Edition La Voyageuse-L'Harmattan 2019
  • La dernière fille du soleil
  • Captation intégrale de
  • Tribune - Parole aux auteurs
  • Aides et démarches Covid-19

Tous les événements >

CA SACD

AG 2020 - SACD

La SACD ouvre les votes pour l'élection des nouveaux membres de son conseil d'administration ainsi que de sa Comission de surveillance. Au vu de la situation actuelle, l'A-G se tiendra le 25 juin à huis clos avec une vidéotransmission simultanée accessible sur votre espace personnel authentifié SACD. Compte tenu de ces modalités particulières, le vote en séance et le vote par procuration (qui ne peut s’exercer qu’en séance) ne pourront avoir lieu cette année. 

 

Quatre auteurs E.A.T se présentent : 

Brigitte Bladou au poste d'administratrice théâtre du Conseil d’administration de la SACD.

Jean-Paul Farré au poste d'administrateur théâtre du Conseil d’administration de la SACD.

Nicole Sigal au poste d'administratrice théâtre du Conseil d’administration de la SACD

Alain Stern au poste d’administrateur scénariste TV du Conseil d’administration de la SACD.

Philippe Touzet au poste d’administrateur radio du Conseil d’administration de la SACD.

Rendez-vous sur le site internet de la SACD pour voter > je vote !
Les votes seront ouverts par voie électronique jusqu'au jour de l'assemblée, le 25 juin, 17h

 

   Découvrez leurs notes d'intentions :   

Chères consoeurs. Chers confrères 

Après trois années passées en tant qu’élue théâtre de 2016 à 2019 au sein du conseil d’administration, je vous remercie de la confiance que vous m’avez accordée. Mon mandat d’administratrice m’a permis de m’investir aux différentes commissions de notre société (copie privée, action sociale, culturelle, finances). En tant que première Vice-Présidente, j’ai participé également aux réunions du Comité d’Entreprise et tout ceci a contribué à élargir mes connaissances et ma compréhension quant à l’organisation et à la gestion de la SACD dans le spectacle vivant et dans l’audiovisuel. 

Avec la commission spectacle vivant, nous avons oeuvré en collégialité entre autres pour instaurer des primes à l’écriture versées aux auteurs au sein du fond SACD Théâtre en 2019 et avons participé à la création du fond de soutien théâtre Avignon Off en 2017, l’auteur devant être au coeur de la création dans toutes les disciplines. Mon expérience au sein de ma compagnie théâtrale m’a permis de faire remonter les difficultés que rencontrent les auteurs sur la diffusion de leurs oeuvres. Beaucoup reste à faire et à reconstruire vu la fragilité du spectacle vivant très durement éprouvé comme l’audiovisuel. 

Nous subissons cette crise sanitaire et ses effets dramatiques sur la création et notre métier d’auteur. Nous devons nous mobiliser et anticiper notre avenir. Tout en veillant à l’équilibre financier de notre société, outre les fonds d’aides indispensables à long terme, il va falloir innover des dispositifs pour relancer la création dans tous les répertoires. 

Je tiens à saluer la SACD qui a mis en place des fonds d’urgence et de solidarité à disposition des auteurs et se mobilise activement auprès des pouvoirs publics pour que nous ne soyons pas les oubliés de cette crise et des plans de relance. 

Les membres du conseil d’administration doivent rester partie prenante sur les décisions prises dans l’esprit mutualiste qui anime notre société afin d’agir avec solidarité, réflexion et vigilance pour continuer à faire respecter nos droits d’auteur que nous avons à coeur de défendre et de protéger. 

Ce sont les raisons pour lesquelles je présente ma candidature au conseil d’administration. Je m’engage à assumer mon mandat avec détermination, transparence et équité en oeuvrant avec tous les membres de toutes les disciplines dans un esprit constructif pour apporter ma pierre à l’édifice au service de toutes et tous 

Bien Fraternellement 

Brigitte Bladou 

...........................................................................................

Chères amies, chers amis,

En 2019, j’étais élu pour une année au Conseil d’administration, et je souhaite poursuivre mon implication dans les débats et les démarches commencées. Je peux vous confirmer que le travail dans lequel je souhaite m’impliquer demande bien plus d’un an.

Nous vivons une crise sanitaire sans précédent, et les temps à venir s’annoncent dramatiquement durs économiquement. C’est pourquoi je soutiens la création par la SACD d’un fonds de solidarité d’urgence pour les auteurs et autrices les plus fragiles dans le cadre de la crise COVID-19. Je souhaite en outre participer à la création d’autres dispositifs pour la relance de l’économie du spectacle vivant.

Autrices et auteurs d’aujourd’hui se heurtent à un mur de plus en plus insurmontable, le problème de la diffusion de leurs œuvres quand ils ont la chance d’être lus et surtout représentés. De plus le clivage théâtre privé/théâtre public n’aide pas à l’épanouissement de la diversité de toutes ces créations en devenir. Comme le déclarait superbement Laurent Terzieff, il y a quelques années : « Le théâtre n’est pas pour moi, ceci ou cela, mais ceci et cela ». Je désire participer aux débats et aux décisions visant à renforcer, à faciliter et à soutenir la diffusion du spectacle vivant. Dans ce contexte, la SACD va s’agrandir ainsi que la Maison des Auteurs, grâce à l’acquisition de nouveaux locaux, rue Ballu, où les auteurs et autrices, pourront en plus grand nombre travailler tranquillement dans de bonnes conditions, échanger, donner des lectures publiques et voir leurs œuvres prendre formes grâces aux interprètes qui répèteront dans ces lieux. Je suis impliqué dans la commission qui travaillera sur la destination de ces nouveaux espaces consacrés à la création.

Un autre sujet me tient très à cœur : le spectacle en solitaire. Etant devenu membre de la SACD dès mon premier spectacle, j’ambitionne de poursuivre la défense et la mise en lumière des auteurs de l’humour et des « seuls en scène ». Le spectacle en solitaire devenant un répertoire à lui seul de plus en plus apprécié, je souhaite apporter toutes mes connaissances et expériences à la construction de ce nouvel édifice aux multiples portes d’entrées et fenêtres humoristiques… n’oublions pas que le « Père Créateur » de notre vénérable maison Beaumarchais proclamait : « Sans la liberté de blâmer il n’est point d’éloge flatteur ».

Ensuite, en ces temps où l’on voit fleurir partout les mauvaises herbes du populisme, la culture est essentielle afin de pouvoir continuer à réfléchir par soi-même. La culture est un bagage essentiel pour mener sa vie dignement,  comprendre la société et ses mouvements, créer une société plus inclusive et compréhensive. Je tiens donc à m’impliquer fortement dans la réflexion, le travail et le développement de l’action culturelle vers les publics en difficultés et vers les populations habitant les déserts culturels. 

Vous connaissez ma vigoureuse passion inaltérée pour la création avec ses autrices et auteurs, vous savez que je fréquente inlassablement toute sorte de lieux de diffusion du Spectacle Vivant, petits et grands théâtres, public ou privé, comédie, vaudeville, drame, musique, grands ensembles ou stand-up, tout m’intéresse. C’est grâce à ma curiosité éclectique, mon énergie inépuisable, que je suis à même d’apporter une vision globale et pertinente aux débats « sacdiens ».

Enfin, il faut aborder la question du harcèlement… sujet délicat qui soulève des discussions très animées et tendues. Comment différencier l’homme, ou la femme, de l’artiste, quoi mettre en œuvre afin de ne pas condamner à la place de la justice, tout en respectant les victimes ? J’ambitionne que la SACD s’implique davantage dans ce débat pour déterminer une ligne de conduite équitable, juste et respectueuse.

C’est pour toutes ces raisons, et d’autres encore, que je souhaite me réengager sur ce chemin en compagnie d’autres créateurs dans le Conseil d’Administration de la SACD, afin que tous ensemble nous relevions les grands défis qui nous attendent.

Bien cordialement,

Jean-Paul Farré

...........................................................................................

Membre de la commission de surveillance SACD en 2018-2019, du conseil d'administration des EAT de 2009 à 2018, ainsi que des EGEET (Etats Généraux des Ecrivain.e.s de Théâtre), je souhaite poursuivre  mon action militante en faveur des autrices et des auteurs au sein de la SACD

Et oeuvrer principalement pour une politique de valorisation des écritures contemporaines: imposer aux théâtres subventionnés des obligations de commandes avec production. Chaque commande de texte devra faire l'objet d'une prime d'inédit indépendante des futurs droits, avec encadrement des contrats de commande par une grille tarifaire nationale. Exiger de tous les théâtres subventionnés la généralisation des résidences d'auteur.e.s, de comités de lecture établissant des liens avec des équipes de création, des obligations de quotas de mises en scène d'oeuvres contemporaines comme cela se pratique déjà à la télévision publique, dans le respect de la parité. Il faut inciter les théâtres subventionnés à programmer et/ou produire un texte par an issu de leur comité de lecture. Il faut favoriser les candidatures d'auteur.e.s ou les tandems auteur.e./ metteur.e. en scène à la tête des lieux labellisés.

Il est nécessaire de multiplier les bourses de création par l'augmentation du nombre de structures qui pourraient délivrer ces aides, sur le modèle du CNL et de Beaumarchais. Cela dans un respect de la singularité et de la liberté de l'auteur.e, contre tout formatage commercial  et institutionnel. Les aides au compagnonnage auteur.e/ compagnie professionnelle doivent être multipliées.

Nos oeuvres doivent circuler à l'étranger grâce au développement de traductions de qualité, via des aides aux traducteur.e.s plus nombreuses. La promotion de nos textes et de leur création à l'international doit s'appuyer sur le réseau des Instituts Français et des Alliances Françaises. Il faut développer des aides à la diffusion et la circulation des livres, sans se limiter aux aides à la publication.

A l'heure où la profession se  précarise de plus en plus, il est urgent de défendre le statut de l'auteur.e (social, fiscal, refus de la réforme des retraites...), dans tous les répertoires. En France les auteurs gardent un statut bricolé : on commande le rapport Racine, on fait semblant de l’avoir perdu, on le retrouve in extremis, mais on se garde bien de l’appliquer. Et en pleine pandémie, ce statut bricolé nous fait imploser à la moindre démarche administrative dont aucune case ne correspond à notre cas. Les auteurs ne s’en sortiront qu’avec un fond d’urgence dédié, comme en Allemagne où 5000 euros sont déjà versés à chaque artiste-auteur.

Il est d’ores et déjà indispensable de vérifier que les mesures d'urgences destinées à soutenir les auteur.e.s les plus fragiles sont bien applicables et appliquées. Il est plus que jamais urgent de défendre des écritures qui interrogent le chaos actuel, et plantent le théâtre au coeur de la cité, de la citoyenneté.

 Nicole Sigal

 

........................................................................................... 

Chères amies, chers amis

 Après avoir siégé au conseil d’administration de la SACD de 2016 à 2019, j’ai pu profiter de cette année de jachère pour réfléchir à la manière de poursuivre mon travail. J’ai pu mettre à l’épreuve une qualité qui me semble plus que jamais indispensable: le sens du dialogue et mon gout à aider les gens à se parler. 

Oui, j’aime résoudre les conflits et recréer du lien là où il est abîmé. 

Mes expériences, au conseil de la Guilde des scénaristes, en tant qu’auteur de télévision, de théâtre, de comédien, mais aussi mes responsabilités dans un club de boxe où se rencontrent des gens d’origines sociales très variées, m’ont appris à communiquer avec tous et toutes, dans tous les répertoires, au-delà des corporatismes. 

Il est par ailleurs fondamental de maintenir ce lien étroit entre les scénaristes et les réalisateur.rices et avec les organisations professionnelles qui les représentent. 

 Nous vivons  une période intense, préoccupante avec cette crise sanitaire et des dossiers difficiles sur la table (réformes, sociales, la loi sur l’audiovisuel toujours pas votée et qui doit inclure les nouvelles lois européennes sur le droit d’auteur à la française, les soutiens dont va avoir besoin le spectacle vivant) Et nous sommes toujours au défi de faire avancer plus vite deux causes qui me tiennent à cœur: la parité et la diversité. 

 L’évolution technologique de notre secteur, qui voit se développer les plateformes numériques, remet en question le modèle économique de la télévision française. Elle ouvre de nouveaux espaces de création mais elle nous oblige aussi à anticiper et accompagner ses conséquences sur le financement de l’écriture. 

Nous avons un devoir de vigilance vis-à-vis des jeunes scénaristes, auteur.ice.s de théâtre et de tous ceux qui peinent à vivre de leur plume malgré leur talent. 

Outre les grandes réformes qui nous concernent, nous subissons une période de tensions qui asphyxient nos débats, et nous empêche d’avancer ensemble, à partir sinon d’un consensus, au moins d’un objectif commun. Tous ces dossiers demandent que nous soyons unis et que nous dépassions nos éventuels désaccords. 

 Nous sommes des artisans de l’imaginaire, si tant est qu'on laisse notre singularité et notre intégrité s’exprimer. Pour que notre liberté continue à s’exercer, voire prenne plus d’ampleur, nous avons besoin d’unité dans les instances qui nous représentent. Être uni.e.s dans notre action pour être libres dans nos œuvres. C’est ce à quoi je veux contribuer. 

 Je vous remercie toutes et tous de m’avoir lu.

 Alain Stern

...........................................................................................

La fiction radiophonique est en pleine mutation. Et nous ne sommes qu'au début du cycle. L'arrivée du podcast a singulièrement changé la donne... Le podcast a fait table rase du passé et nous sommes dans l'obligation de réfléchir et d'agir face à ce bouleversement majeur. Car le podcast a deux faces. Le recto, nous allons le nommer ainsi, est positif et enthousiasmant. Le podcast permet l'éclosion et l'émergence de nouveaux talents, il ouvre la voie à de nouvelles écritures et il semble en parfaite adéquation avec les attentes et le rythme de vie de la nouvelle génération. En fait, il a prouvé son efficacité et sa nécessité auprès de tous les publics en très peu de temps. Le podcast est devenu incontournable. Mais il a également, d'après moi, un côté négatif, l'absence de modèle économique. Une dérégulation dans tous les domaines, à commencer par les contrats et les droits d'auteurs... Et en ce qui concerne les contrats, c'est devenu d'autant plus visible depuis que la SACD, en 2019, a obtenu de réelles avancées en ce domaine auprès de Radio France.   

Il serait également souhaitable que Radio France, en période d'économie budgétaire, ne conçoive pas les fictions radiophoniques comme des variables d'ajustement. Les fictions radio devraient figurer dans un cahier des charges avec obligations de création. Je sais bien que la marge de manœuvre est étroite mais je pense qu'il faut absolument infléchir le cours des décisions en ce sens. Si le podcast de fiction n'est pas régulé, contrôlé dans les mois et les années qui viennent, il peut à terme, déstabiliser très fortement et durablement les fictions radiophoniques de Radio France. Jusqu'à les faire disparaître des ondes hertziennes. Comme vous pouvez le constater, ce sont des dossiers très importants et passionnants. Des dossiers qui concernent, au plus près, les droits d'auteurs des scénaristes radio. Et une conception certaine des droits d'auteurs. Fort de mon expérience d'ancien président d'une association professionnelle et connaissant parfaitement le métier de scénariste puisque cela fait une dizaine d'années que j'écris des fictions radio pour Radio France, je peux vous assurer que si vous me faites l'honneur de m'élire au poste d'administrateur Radio, je soutiendrai les projets et je serai à l'origine d'initiatives qui permettront une plus juste rémunération et une meilleure protection de vos droits d'auteur.  

Philippe Touzet 

 

 

 

retour en haut de page