Bruno Paternot

Montpellier

Activité d’auteur : Ateliers d'écriture , Ateliers de lecture , Ecriture radiophonique , Formation à destination des amateurs , Formation professionnelle

Auteur jeunesse, Auteur tout public

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Je suis tombé en écriture comme on tombe de sommeil. Enfant, j’ai grandi au milieu des arbres et de l’ennui. Alors, pour me désennuyer un peu, j’ai arraché une feuille de tilleul et j’ai commencé à écrire un petit texte (de la taille de la feuille), histoire de faire quelque chose. Et comme il me fallait un sujet, j’ai regardé les gens autour de moi et j’ai commencé à les raconter. Aujourd’hui, j’ai une ramette à remplir, alors je m’attelle à écrire des textes plus longs.

Comme je connais un peu les acteurs, j’ai très vite commencé à écrire pour eux, pour une voix extérieure plutôt que pour moi. J’ai très vite remplacé ma petite musique personnelle par les voix des autres. Tout en regardant mes personnages, je m’amuse à les faire parler, je leur invente une voix et un corps. Et j’écoute tout ce qu’ils peuvent me dire, juste pour voir à quel point ils sont fous.

Ce qui est bien avec l’écriture théâtrale, c’est qu’elle se fait en deux temps, comme une valse bancale. D’abord, on boit des bocks tout seul en écrivant dans son coin. Ensuite, on boit de la limonade avec les copains qui vont offrir le texte aux spectateurs.

Ça aussi c’est bien : l’écriture théâtrale est un premier cadeau pour les acteurs, qui en font eux-mêmes cadeau, à leur tour, aux spectateurs. On n’arrête pas de se faire des bisous quand on écrit pour le théâtre.

J’écris surtout des histoires de famille. Parce que chez moi, une histoire d’amour ne remplirait pas une feuille de platane : « Au début ils s’aimaient. Puis elle partit faire sa vie ailleurs parce que c’était un gros con. Fin ». Alors que ton frère ou ta sœur, c’est pour au moins cinquante pages parce que tu peux pas faire autrement, t’es obligé d’aller jusqu’au bout de la pièce avec l’autre, tu peux pas trop fuir. C’est souvent des histoires de famille en guerre, c’est plus rigolo quand c’est la guerre. On peut plus se moquer des gens qui font la guerre, surtout quand ils la font pour des petits chiffons du quotidien.

C’est peut-être la seule chose récurrente dans mes textes, qu’ils soient comiques ou tragiques : un paquet de monde meurt dans d’atroces souffrances. Et souvent recouvert de ketchup.

Bibliographie

Uncouple

2015

Prix

Jumal

2014

Prix

Des Yeux de Caïmans

2013

Joué

Prix

La Valse des Ombres

2008

Prix

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