Jeudis midi

Jeudi Midi : « Coup de grâce » de Laura Desprein

12h

Coup de grâce de Laura Desprein le jeudi 22 janvier 2026 à 12h au Théâtre de l’Opprimé
Mise en maquette de Margaux Eynius et Maé Guillemard du Studio JLMB

Résumé :
Ils se rencontrent, ils s’aiment au premier regard. Ou plutôt elle, elle l’aime au pre… enfin lui, ce n’est pas qu’il ne l’aime pas mais… il l’aime, c’est sûr, mais il ne le sait pas, car on lui a dit qu’il ne pouvait pas… aimer. Les psychiatres le lui ont dit.
Mais elle, qu’il soit fou, elle s’en fout. Ensemble, ils vont se battre contre des moulins à vent, ensemble ils vont croire que leur amour sera plus fort que la maladie.
C’est la fin. Épuisés mais heureux d’avoir osé, ils se racontent. Une odyssée dingue et douce, de voyages foutraques en bulles de champagne, en passant par des moments de lourd, noir désespoir.
C’est sans issue, tragique, et joyeux.

Note d’intention : 
À la lecture de Coup de grâce, nous avons été profondément touchées par la beauté et la justesse de l’écriture de Laura Desprein. Une langue à la fois poétique et d’une vérité saisissante, où la simplicité des mots, des images et des sensations vient atteindre des endroits très intimes. Le texte raconte l’histoire d’un amour à deux voix, traversé par son trouble à lui, et par l’impuissance progressive de l’amour face à l’inexorabilité de la maladie. La pièce déploie un récit non chronologique, fait d’allers-retours entre le présent et la réminiscence, entre la poésie du quotidien et des monologues d’une grande lucidité. Elle donne à voir un combat mené à deux, mais aussi au sein de chaque individualité : lui, confronté à une réalité qui ne coïncide pas toujours avec la sienne, et elle, traversée par la culpabilité, l’abnégation, le doute, la peur, jusqu’à l’effacement de soi. Peu à peu, le texte nous conduit vers l’acceptation d’une forme de fatalité, vers le deuil d’un avenir rêvé sans que jamais les personnages nous donnent à voir un renoncement, une forme de capitulation.  Au-delà de la maladie, Coup de grâce interroge des questions profondément universelles : le souvenir, l’attachement à ce qui a été, le désir de retrouver une vie qui n’est plus, et la difficulté à habiter pleinement le présent. La pièce pose la question de ce que signifie aimer, accompagner, accepter – et de ce que l’on est prêt à perdre, ou à sacrifier, par amour. Dans cette mise en vie, conçue comme une première ébauche, nous avons cherché avec humilité à retranscrire la dualité qui traverse le texte : celle d’une parole très écrite, poétique, parfois narrative, et celle d’un quotidien concret, immédiat, simple. Nous avons voulu préserver la beauté de la langue tout en la mettant en tension avec des moments de silence, de rupture, où la parole se tait pour laisser place aux corps. La corporalité nous est apparue comme un enjeu essentiel : permettre aux interprètes d’habiter physiquement cette histoire, de laisser les corps porter ce que les mots disent – et parfois ce qu’ils ne peuvent plus dire. À travers des images précises, des gestes, des objets, des détails du quotidien, nous avons cherché une poésie visuelle à l’image du texte : intime, singulière, mais capable de résonner de manière universelle. Cette maquette est pensée comme un premier geste, une tentative sensible de faire entendre et ressentir la matière du texte, dans toute sa fragilité, sa douceur et sa violence, en laissant coexister la densité de la parole et la vérité des corps. 

Réservation Jeudi 22 janvier 2026

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Intervenants

Laura Desprein

Autrice

Margaux Eynius

Metteuse en maquette

Margaux Eynius se forme très jeune à la danse et à la musique (piano, chant). Elle obtient en 2017 son Certificat d’Études Chorégraphiques en danse contemporaine, et en 2022 elle clôture sa formation en tant que chanteuse à la Music Academy International (Nancy). En parallèle, elle cultive une passion constante pour l’écriture, qui traverse son parcours depuis l’enfance.

Après des études en sciences humaines, puis en management, elle travaille comme cheffe de projet dans une maison de disques indépendante. Mais très vite, ses questionnements sur les liens humains, son rapport au monde et l’angoisse que celui-ci peut générer, la poussent à renouer avec la scène. Le théâtre devient pour elle un espace de recherche où se déploie un dialogue constant entre création artistique et questionnement existentiel, au croisement du corps, de la parole et du collectif.

Depuis 2024, elle se forme au métier d’actrice au Studio JLMB et commence à explorer la dramaturgie et la mise en scène, guidée par une exigence de vérité, une attention à la parole sensible et la nécessité de créer du lien dans un monde en perte de repères.

Maé Guillemard

Metteuse en maquette

Maé Guillemard a 20 ans et suit depuis 2024 la formation de comédienne au Studio JLMB, où elle rencontre Margaux Eynius. Elle découvre le théâtre dès l’enfance et développe très tôt une sensibilité artistique, notamment au sein d’une école Steiner à Verrières-le-Buisson.

Formée au conservatoire du 15e arrondissement et dans plusieurs ateliers en région parisienne, elle enrichit son parcours par des stages auprès du Théâtre du Soleil, du Nouveau Théâtre Populaire et de la compagnie BrutaFlor. En 2024, elle rejoint la jeune troupe du Théâtre de l’Azimut et joue dans Être à sa place, mis en scène par Les Filles de Simone.

Parallèlement, elle anime depuis 2022 un atelier d’écriture dans un café associatif et explore les liens entre théâtre, arts plastiques et création audiovisuelle. Son travail s’inscrit dans une recherche autour de l’Art Social et du croisement des disciplines artistiques.

Comédiens

Mathieu Gaspar

Violette Marsan

Partenaires

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