Jeudis midi

Jeudi Midi : « Sans poser de question » de Coralie Nonnenmacher-Guérin

12h

Sans poser de question de Coralie Nonnenmacher-Guérin le jeudi 16 avril 2026 à 12h au Théâtre de l’Opprimé
Mise en maquette par  le Conservatoire du XIVe arrondissement de Paris Darius Milhaud.

Résumé :
Un frère et une sœur en pleine nuit se trouvent tour à tour au bord d’une fosse sur un chemin de campagne, dans une cuisine et à l’avant d’une voiture. Les langues se délient, les reproches fusent, les questions sont proscrites. Comment en est-on arrivé là ? Il aura fallu attendre que quelqu’un meure pour qu’ils puissent enfin se parler.
Inspiré des affaires de Jacqueline Sauvage et Valérie Bacot, ce texte pose une question : quand on est seule abandonnée de tous, peut-on trouver une solution pour espérer survivre sans répondre à la violence par la violence ?

Note d’intention :
La violence qu’on subit nous martèle, nous brise en mille morceaux, les chocs traumatiques altèrent notre mémoire, et la fractionnent. Sans poser de question se calque sur la mémoire morcelée d’une femme, d’une sœur. La chronologie de la pièce en est distordue, c’est au public de remettre l’histoire dans l’ordre pour en trouver l’origine, dans le témoignage éprouvant d’une sœur à son frère. Ce texte cherche à ouvrir les esprits sur des questions encore trop tabou, on y parle d’agression sexuelle, physique, morale, de l’enfance à l’âge adulte, on parle de la complicité des proches lors d’agression sur mineure.
Et surtout on parle de la violence qu’on se retrouve à infliger pour se défendre.
Quel choix avons-nous quand on arrive au bout du supportable ? Quel choix avons-nous quand la vie décide de frapper sur nous dès l’enfance ?
Comment survit-on sans répondre à la violence par la violence ?

On interroge le public en le plongeant directement dans l’histoire de SŒUR. Et c’est cette volonté qui nous a poussé à donner des voix à ce texte qui nous donne envie de crier.
Ils se sont perdus de vue et dans la solitude de la voiture et d’un chemin de campagne, ils vont cracher tout ce qu’ils ont sur le cœur.

Je dis cracher car c’est le travail que l’on cherche à faire autour de la langue proposée par Coralie Nonnenmacher-Guérin, une langue qui veut qu’on la mâche, une écriture fractionnée, des phrases sans ponctuation, qui ne commencent et ne se terminent pas, un aveu total sans essayer de l’enjoliver, ou de l’amoindrir. Tout en l’entremêlant de poésie et d’image aussi sublimes que terribles.

Sur scène on a décidé d’accompagner la volonté de l’autrice et de représenter une SŒUR et un FRÈRE morcelés eux aussi, les rôles ont été divisés en fonction des lieux de chaque scène, comme pour marquer la dissociation de cette nuit là, et de sa vie à elle. On a fait le choix également de toustes co-exister sur scène ; on ne cherche pas à retrouver le sens chronologique de l’histoire mais bien de faire entendre la voix de cette femme, de ces femmes.

Il nous semble important de faire exister ces lieux, le chemin de campagne par la terre, la voiture par la lumière des phares et la radio, et la cuisine par l’action de cuisiner.

Ces lieux existent en permanence car ils continueront d’hanter la mémoire de cette femme.

 

Réservation du Jeudi 16 avril 2026

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Intervenants

Coralie Nonnenmacher-Guérin

Autrice

Anouk Drigé

Metteuse en maquette

Être actrice est le rêve de petite fille d’Anouk. En effet, depuis l’âge de ses 4 ans, elle se déguise, fait différents personnages et change de voix.  Depuis, elle n’a jamais arrêté.
Elle chante et danse aussi, a toujours aimé la comédie musicale et les comédies.
Elle commence le théâtre toute petite et continue au lycée.
Elle intègre, après le lycée, le cours du Foyer à Paris avec des professeurs tels que Béatrice Agenin, Delphine Depardieu… Elle continue sa formation à l’Académie APARTÉ avec comme intervenants : Éric Laugérias, Stéphane Peyran… l’occasion pour elle de faire un stage de comédie, de découvrir une réelle passion pour le comique, ce qui l’amena à écrire son seul en scène.
Depuis septembre 2024, elle est au conservatoire Darius Milhaud. Cette année, elle met en scène une pièce pour son Certificat d’Études théâtrales, elle y découvre une vraie passion pour le théâtre dans le théâtre, pour la mise en scène un peu absurde.

Lucile Schmitz

Co-Metteuse en maquette

Elle commence le théâtre à 8 ans en conservatoire, dans le Sud de la France, de là elle ne s’arrêtera plus. Elle arrive à Paris au lycée où elle suivra une option théâtre au lycée Victor Hugo, tout en entrant au conservatoire du 10e. Elle termine sa licence d’étude théâtrale à la Sorbonne Nouvelle tout en continuant sa formation au conservatoire Darius Milhaud.
Depuis 2 ans, Lucile se forme au travail masqué, que ce soit dans le jeu ou dans la fabrication, cet art fait partie intégrante de ses créations. Elle aime aussi le travail des mots et travail sur deux écritures, une personnelle et une collective, au sein de sa compagnie.
Elle s’intéresse aux sujets tabous autour de la santé mentale et de la noirceur des émotions tout en amenant son univers très plastique sur le plateau.

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