On peut regarder le positif :
- des Premières Approches avignonnaises magnifiques avec cette symbiose si stimulante entre les textes, les comédiennes/comédiens et les prémices de mises en scène variées et galvanisantes,
- de nouvelles adhésions, même au cœur de l’été,
- l’annonce d’un huitième Jeudi Midi au lieu de sept qui démontre le dynamisme et le souci constant des E.A.T de mettre en valeur le travail des auteurices,
- des rendez-vous importants à la rentrée,
et je suis certain que l’été a été favorable à la maturation de nouveaux textes, de nouveaux projets…
Tout cela est fort réjouissant…
Et puis…
il y a ces échos désagréables qui charrient chaque jour des nouvelles démoralisantes de notre milieu professionnel. Sur qui tombera la prochaine coupe budgétaire ? Quelle structure va licencier, mettre fin à son activité ? Quels diffuseurs vont devoir renoncer à une série de représentations ne pouvant financer le « minimum garanti » ? Quel spectacle essentiel, mais dérangeant, sera déprogrammé ? Quelle ville mettra en berne son activité culturelle ?
Les rentrées sont, en général, porteuses d’espoirs, celle-ci s’annonce porteuse de combats. Les luttes commencent à s’organiser.
Nous en serons.
Jean-Benoît Patricot, président des E.A.T