Jeudis midi

Conférence de presse des Jeudis Midi 26-27

12h

Jeudi 17 septembre 2026 à 12h : Ouverture de la saison – Conférence de presse

Jeudi 15 octobre 2026 – 12h :
Entre deux de Julie Rey
Mise en maquette par l’École Athanor

Jeudi 19 novembre 2026 – 12h :
Timouraska de Pierre Berlioux
Mise en maquette du Studio JLMB

Jeudi 10 décembre 2026 – 12h :
Les crocodiles dorment-ils la nuit ? de Lillah Vial et Vincent Calas
Mise en maquette par le Conservatoire du XIVe Darius Milhaud

Jeudi 21 janvier 2027 – 12h :
Un style inimitable de Baptiste Dezerces
Mise en maquette par l’École Act

Jeudi 25 février 2027 – 12h :
Nous battrons la poussière de Coralie Emilion-Languille
Mise en maquette par le Studio | ESCA 

Jeudi 18 mars 2027 – 12h :
Et vous ne ferez pas mon deuil de Jean-Marc Streicher
Mise en maquette par l’ESAD | PSPBB

Jeudi 22 avril 2027 – 12h :
Une joie extrême de Valentin Suel
Mise en maquette du Conservatoire du XIVe Darius Milhaud

Jeudi 20 mai 2027 – 12h :
I Plateforme de Juliette Bessou
Mise en maquette de l’École de la Salle Blanche

Ouverture de saison des Jeudis Midi 26-27

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Une fois par mois, faites un pas de côté et venez prendre une pause culturelle pendant nos Jeudis midi ! Profitez d’une heure d’évasion pour découvrir une première ébauche des pièces contemporaines remarquées par les comités de lecture des E.A.T et mises en maquette par des metteuses et metteurs en scène, en présence des autrices et auteurs.

Partenaires

Jeudis midi

Jeudi Midi : « Sans poser de question » de Coralie Nonnenmacher-Guérin

12h

Sans poser de question de Coralie Nonnenmacher-Guérin le jeudi 16 avril 2026 à 12h au Théâtre de l’Opprimé
Mise en maquette par  le Conservatoire du XIVe arrondissement de Paris Darius Milhaud.

Résumé :
Un frère et une sœur en pleine nuit se trouvent tour à tour au bord d’une fosse sur un chemin de campagne, dans une cuisine et à l’avant d’une voiture. Les langues se délient, les reproches fusent, les questions sont proscrites. Comment en est-on arrivé là ? Il aura fallu attendre que quelqu’un meure pour qu’ils puissent enfin se parler.
Inspiré des affaires de Jacqueline Sauvage et Valérie Bacot, ce texte pose une question : quand on est seule abandonnée de tous, peut-on trouver une solution pour espérer survivre sans répondre à la violence par la violence ?

Note d’intention :
La violence qu’on subit nous martèle, nous brise en mille morceaux, les chocs traumatiques altèrent notre mémoire, et la fractionnent. Sans poser de question se calque sur la mémoire morcelée d’une femme, d’une sœur. La chronologie de la pièce en est distordue, c’est au public de remettre l’histoire dans l’ordre pour en trouver l’origine, dans le témoignage éprouvant d’une sœur à son frère. Ce texte cherche à ouvrir les esprits sur des questions encore trop taboues, nous y parlons d’agression sexuelle, physique, morale, de l’enfance à l’âge adulte, nous parlons de la complicité des proches lors d’agression sur mineure.

Et surtout nous parlons de la violence qu’on se retrouve à infliger pour se défendre.

Quel choix avons-nous quand on arrive au bout du supportable ? Quel choix avons-nous quand la vie décide de frapper sur nous dès l’enfance ?

Comment survivons-nous sans répondre à la violence par la violence ?

Nous interrogeons le public en le plongeant directement dans l’histoire de SŒUR. Et c’est cette volonté qui nous a poussées à donner des voix à ce texte qui nous donne envie de crier.

Ils se sont perdus de vue et dans la solitude de la voiture et d’un chemin de campagne, ils vont cracher tout ce qu’ils ont sur le cœur.

Nous disons cracher car c’est le travail que nous cherchons à faire autour de la langue proposée par Coralie Nonnenmacher-Guérin, une langue qui veut qu’on la mâche, une écriture fractionnée, des phrases sans ponctuation, qui ne commencent et ne se terminent pas, un aveu total sans essayer de l’enjoliver, ou de l’amoindrir. Tout en l’entremêlant de poésie et d’image aussi sublimes que terribles.

Sur scène, nous avons décidé d’accompagner la volonté de l’autrice et de représenter une SŒUR et un FRÈRE morcelés eux aussi, les rôles ont été divisés en fonction des lieux de chaque scène, comme pour marquer la dissociation de cette nuit là, et de sa vie à elle. Nous avons fait le choix également de toustes co-exister sur scène ; nous ne cherchons pas à retrouver le sens chronologique de l’histoire mais bien de faire entendre la voix de cette femme, de ces femmes.

Il nous semble important de faire exister ces lieux, le chemin de campagne par la terre, la voiture par la lumière des phares et la radio, et la cuisine par l’action de cuisiner.

Ces lieux existent en permanence car ils continueront de hanter la mémoire de cette femme.

Réservation du Jeudi 16 avril 2026

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Intervenants

Coralie Nonnenmacher-Guérin

Autrice

Anouk Drigé

Metteuse en maquette

Être actrice est le rêve de petite fille d’Anouk. En effet, depuis l’âge de ses 4 ans, elle se déguise, fait différents personnages et change de voix.  Depuis, elle n’a jamais arrêté.
Elle chante et danse aussi, a toujours aimé la comédie musicale et les comédies.
Elle commence le théâtre toute petite et continue au lycée.
Elle intègre, après le lycée, le cours du Foyer à Paris avec des professeurs tels que Béatrice Agenin, Delphine Depardieu… Elle continue sa formation à l’Académie APARTÉ avec comme intervenants : Éric Laugérias, Stéphane Peyran… l’occasion pour elle de faire un stage de comédie, de découvrir une réelle passion pour le comique, ce qui l’amena à écrire son seul en scène.
Depuis septembre 2024, elle est au conservatoire Darius Milhaud. Cette année, elle met en scène une pièce pour son Certificat d’Études théâtrales, elle y découvre une vraie passion pour le théâtre dans le théâtre, pour la mise en scène un peu absurde.

Lucile Schmitz

Co-Metteuse en maquette

Elle commence le théâtre à 8 ans en conservatoire, dans le Sud de la France, de là elle ne s’arrêtera plus. Elle arrive à Paris au lycée où elle suivra une option théâtre au lycée Victor Hugo, tout en entrant au conservatoire du 10e. Elle termine sa licence d’étude théâtrale à la Sorbonne Nouvelle tout en continuant sa formation au conservatoire Darius Milhaud.
Depuis 2 ans, Lucile se forme au travail masqué, que ce soit dans le jeu ou dans la fabrication, cet art fait partie intégrante de ses créations. Elle aime aussi le travail des mots et travail sur deux écritures, une personnelle et une collective, au sein de sa compagnie.
Elle s’intéresse aux sujets tabous autour de la santé mentale et de la noirceur des émotions tout en amenant son univers très plastique sur le plateau.

Comédiens

Baptiste COELHO

Clément DESCOMPS

Amalia BLASCO

Lucile SCHMITZ

Anouk DRIGÉ

Partenaires

Jeudis midi

Jeudi Midi : « Start Again » de Juliette Malfray

12h

Start Again de Juliette Malfray le jeudi 19 mars 2026 à 12h au Théâtre de l’Opprimé
Mise en maquette par  l’École ESAD-PSPBB.

Résumé :
Start again nous plonge dans la vie de Joachim, 30 ans, codeur, qui suite à son licenciement d’un grand studio de développement de jeu-vidéo, décide de concevoir un jeu tout seul. Très vite confronté aux obstacles de la réalité : manque d’inspiration, d’argent, bugs de conception, concurrence, solitude… Il s’enferme de plus en plus dans le monde virtuel qu’il est en train de créer.
Fiction écrite à partir d’entretiens avec des créateur.ice.s et des joueur.euse.s, Start Again révèle les coulisses du monde vidéoludique, met en lumière la frontière qui s’amenuise entre réel et virtuel, et nous invite à considérer l’ampleur du phénomène comme un sujet central de nos sociétés ultraconnectées.

Note d’intention :
Comment donner à entendre une histoire dans toute sa vivacité en lecture, au plateau ? Plus encore, une pièce de théâtre ?
Notre première réflexion a porté sur la notion d’espace. Il nous semblait important de l’habiter et de ne pas le figer afin de rendre compte de la multiplicité des images et registres proposés dans Start Again. Ici, l’enjeu est de faire vivre l’univers des jeux vidéos tout en abordant les relations familiales, le milieu rural, la solitude ou encore les difficultés qu’apporte la volonté de suivre son rêve.
Joachim est un personnage fondamentalement seul et pourtant nous serons 6 au plateau : c’est l’idée d’un groupe qui se réunit et fait corps autour d’un même texte et d’une figure qui va mener l’entièreté de notre travail.
La pièce se construit en trois actes appelés Monde 1, 2 et 3, que nous avons imaginés comme trois étapes distinctes dans la vie de Joachim. La transition d’un monde à l’autre s’effectuera par un noir plateau, tout comme l’écran d’une console s’assombrit à la fin d’une étape de jeu. Nous dessinerons et distinguerons différents espaces : la chambre (endroit de solitude), le ring (endroit du conflit), l’espace familial (endroit de l’incompréhension). Ces espaces prendront forme grâce aux placements des pupitres et permettront d’entourer le discours du protagoniste sans jamais prendre le dessus.
Il nous semblait aussi essentiel d’habiter le texte du mieux possible afin que les spectateur.ice.s puissent laisser leur imagination gamberger dans l’univers de Juliette Malfray. Créer autant d’images dans la parole pour que les spectateur.ice.s oublient le pupitre, ou mieux qu’ils lui trouvent une place sensée.
La bande sonore qui accompagne la pièce est créée de toute part via un synthétiseur et les voix des acteur.ice.s (a cappella ainsi qu’au micro). Avec toujours en ligne de mire le jeu vidéo, nous nous sommes inspirés des sonorités électroniques et des « thèmes musicaux » qui constituent une part importante de l’expérience d’un jeu sur console.
Aussi, la prise en charge des didascalies et des titres des scènes, que nous jugeons essentiels pour concrétiser l’univers du jeu vidéo, sera partagée par deux voix qui agiront en narrateur.ice.s maîtrisant le temps et le cours du récit. Joyeux et encourageants, ils guideront la lecture en agissant comme un pont entre Joaquim et le public.

 

 

Réservation du Jeudi 19 mars

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Intervenants

Juliette Malfray

Autrice

Partenaires

Jeudis midi

Jeudi Midi : « Tu ne pouvais pas être bien, tu étais dans la lumière » d’Hannah Mimoun

12h

Tu ne pouvais pas être bien, tu étais dans la lumière d’Hannah Mimoun le jeudi 19 février 2026 à 12h au Théâtre de l’Opprimé
Mise en maquette par Branwen Corbett, avec les comédiennes EvaJade Cisternino et Rosa Pradinas du Studio ESCA d’Asnières.

Résumé :
Maria et Paula vivent dans la plus vieille maison du quartier dortoir, seules parmi les bibelots qui s’empoussièrent sur les mêmes meubles depuis des années.
Parfois, Maria oublie. Les visages et les prénoms se confondent, l’émotion la submerge alors elle rallume le feu et fait bouillir du poulet pour son chien Mimi, qui lui, n’oublie jamais d’en réclamer.
Paula, sa petite-fille, est une adolescente comme les autres, qui cherche à surmonter ses complexes et trouver sa place dans cette maison qui n’est pas la sienne.
Entre elles, les rires, les cris et les silences révèlent une relation complexe, celle de deux femmes aux âges et aux parcours de vie bien différents, mais qui continuent de s’aimer, même si l’autre semble parfois difficile à déchiffrer.
Tu ne pouvais pas être bien, tu étais dans la lumière est un texte qui explore le rapport au corps et la féminité, l’amour et la mémoire qui s’efface. Il questionne également le bouleversement des rôles familiaux : comment continuer à vivre ensemble lorsque la maladie vient émietter nos relations ?

Note d’intention :
Paula vit avec sa grand-mère Maria. Elle est là pour lui tenir la main dans la vieillesse, pour lui apporter de la lumière, et peut-être aussi pour en recevoir. Paula écoute Maria raconter l’histoire de sa vie, vite, avant qu’elle ne lui échappe. Les souvenirs se fragmentent, les repères se brouillent, les prénoms de ses propres enfants deviennent flous. Pourtant, malgré le vertige que traverse Maria, quelque chose résiste : le désir de vivre, de chanter, de parler d’amour, de jouer avec son chien, de s’emporter, d’être traversée par des émotions vives et incontrôlables.

Dans Tu ne pouvais pas être bien, tu étais dans la lumière, la vieillesse n’est pas représentée comme une lente extinction, mais comme un état de grande intensité. Plus la mémoire rationnelle s’efface, plus une autre mémoire surgit : celle du corps, des sensations, de la langue maternelle. L’italien, langue de l’enfance de Maria, reprend peu à peu le dessus, comme si, à mesure que le temps se repliait sur lui-même, elle retournait vers ses premières racines. Ce glissement linguistique devient pour moi un signe théâtral fort : la pensée se déstructure, mais l’émotion, elle, reste intacte.

Le texte met en lumière une inversion progressive des rôles familiaux. La vieillesse de Maria ressemble à un retour à l’enfance, forçant Paula, la petite-fille, à devenir celle qui veille, qui rassure, qui prend en charge. Cette bascule m’intéresse particulièrement : elle révèle la fragilité des liens, mais aussi leur puissance. Paula n’est pas seulement une aidante, elle est un témoin. En écoutant sa grand-mère raconter sa vie, elle tente de sauver quelque chose de l’oubli, de retenir une mémoire qui se délite, tout en acceptant qu’elle lui échappe.

 

Réservation du Jeudi 19 février

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Intervenants

Hannah Mimoun

Autrice

Branwen Corbett

Metteuse en maquette

Après une enfance en Angleterre, Branwen Corbett arrive en France avec sa famille et grandit sur les routes, vivant en roulotte à cheval. C’est dans ce contexte nomade qu’elle découvre le théâtre de rue et le cirque, pratiques qui marquent durablement son rapport au corps et à la scène.
Après dix ans de pratique, elle choisit de se consacrer principalement au théâtre et entreprend une licence Arts du spectacle. Souhaitant approfondir sa formation de comédienne, elle intègre une classe préparatoire Égalité des chances à La Filature de Mulhouse, sous la direction de Blandine Savetier, puis une autre à l’ESTBA à Bordeaux, dirigée par Franck Manzoni. Depuis septembre 2023, elle est apprentie-comédienne au Studio | ESCA, où elle joue notamment dans On est là de Pauline Sales, mis en scène par Paul Desveaux, et Croire sur parole de Gabriel et Jean-Baptiste Tur.

Comédiens

EvaJade Cisternino

Rosa Pradinas

Partenaires

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