Type d’événement : Jeudis midi
Jeudis midi
Jeudi Midi : « Start Again » de Juliette Malfray
12h
Start Again de Juliette Malfray le jeudi 19 mars 2026 à 12h au Théâtre de l’Opprimé
Mise en maquette par l’École ESAD-PSPBB.
Résumé :
Start again nous plonge dans la vie de Joachim, 30 ans, codeur, qui suite à son licenciement d’un grand studio de développement de jeu-vidéo, décide de concevoir un jeu tout seul. Très vite confronté aux obstacles de la réalité : manque d’inspiration, d’argent, bugs de conception, concurrence, solitude… Il s’enferme de plus en plus dans le monde virtuel qu’il est en train de créer.
Fiction écrite à partir d’entretiens avec des créateur.ice.s et des joueur.euse.s, Start Again révèle les coulisses du monde vidéoludique, met en lumière la frontière qui s’amenuise entre réel et virtuel, et nous invite à considérer l’ampleur du phénomène comme un sujet central de nos sociétés ultraconnectées.
Note d’intention :
Comment donner à entendre une histoire dans toute sa vivacité en lecture, au plateau ? Plus encore, une pièce de théâtre ?
Notre première réflexion a porté sur la notion d’espace. Il nous semblait important de l’habiter et de ne pas le figer afin de rendre compte de la multiplicité des images et registres proposés dans Start Again. Ici, l’enjeu est de faire vivre l’univers des jeux vidéos tout en abordant les relations familiales, le milieu rural, la solitude ou encore les difficultés qu’apporte la volonté de suivre son rêve.
Joachim est un personnage fondamentalement seul et pourtant nous serons 6 au plateau : c’est l’idée d’un groupe qui se réunit et fait corps autour d’un même texte et d’une figure qui va mener l’entièreté de notre travail.
La pièce se construit en trois actes appelés Monde 1, 2 et 3, que nous avons imaginés comme trois étapes distinctes dans la vie de Joachim. La transition d’un monde à l’autre s’effectuera par un noir plateau, tout comme l’écran d’une console s’assombrit à la fin d’une étape de jeu. Nous dessinerons et distinguerons différents espaces : la chambre (endroit de solitude), le ring (endroit du conflit), l’espace familial (endroit de l’incompréhension). Ces espaces prendront forme grâce aux placements des pupitres et permettront d’entourer le discours du protagoniste sans jamais prendre le dessus.
Il nous semblait aussi essentiel d’habiter le texte du mieux possible afin que les spectateur.ice.s puissent laisser leur imagination gamberger dans l’univers de Juliette Malfray. Créer autant d’images dans la parole pour que les spectateur.ice.s oublient le pupitre, ou mieux qu’ils lui trouvent une place sensée.
La bande sonore qui accompagne la pièce est créée de toute part via un synthétiseur et les voix des acteur.ice.s (a cappella ainsi qu’au micro). Avec toujours en ligne de mire le jeu vidéo, nous nous sommes inspirés des sonorités électroniques et des « thèmes musicaux » qui constituent une part importante de l’expérience d’un jeu sur console.
Aussi, la prise en charge des didascalies et des titres des scènes, que nous jugeons essentiels pour concrétiser l’univers du jeu vidéo, sera partagée par deux voix qui agiront en narrateur.ice.s maîtrisant le temps et le cours du récit. Joyeux et encourageants, ils guideront la lecture en agissant comme un pont entre Joaquim et le public.
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Jeudis midi
Jeudi Midi : « Tu ne pouvais pas être bien, tu étais dans la lumière » d’Hannah Mimoun
12h
Tu ne pouvais pas être bien, tu étais dans la lumière d’Hannah Mimoun le jeudi 19 février 2026 à 12h au Théâtre de l’Opprimé
Mise en maquette par Branwen Corbett, avec les comédiennes EvaJade Cisternino et Rosa Pradinas du Studio ESCA d’Asnières.
Résumé :
Maria et Paula vivent dans la plus vieille maison du quartier dortoir, seules parmi les bibelots qui s’empoussièrent sur les mêmes meubles depuis des années.
Parfois, Maria oublie. Les visages et les prénoms se confondent, l’émotion la submerge alors elle rallume le feu et fait bouillir du poulet pour son chien Mimi, qui lui, n’oublie jamais d’en réclamer.
Paula, sa petite-fille, est une adolescente comme les autres, qui cherche à surmonter ses complexes et trouver sa place dans cette maison qui n’est pas la sienne.
Entre elles, les rires, les cris et les silences révèlent une relation complexe, celle de deux femmes aux âges et aux parcours de vie bien différents, mais qui continuent de s’aimer, même si l’autre semble parfois difficile à déchiffrer.
Tu ne pouvais pas être bien, tu étais dans la lumière est un texte qui explore le rapport au corps et la féminité, l’amour et la mémoire qui s’efface. Il questionne également le bouleversement des rôles familiaux : comment continuer à vivre ensemble lorsque la maladie vient émietter nos relations ?
Note d’intention :
Paula vit avec sa grand-mère Maria. Elle est là pour lui tenir la main dans la vieillesse, pour lui apporter de la lumière, et peut-être aussi pour en recevoir. Paula écoute Maria raconter l’histoire de sa vie, vite, avant qu’elle ne lui échappe. Les souvenirs se fragmentent, les repères se brouillent, les prénoms de ses propres enfants deviennent flous. Pourtant, malgré le vertige que traverse Maria, quelque chose résiste : le désir de vivre, de chanter, de parler d’amour, de jouer avec son chien, de s’emporter, d’être traversée par des émotions vives et incontrôlables.
Dans Tu ne pouvais pas être bien, tu étais dans la lumière, la vieillesse n’est pas représentée comme une lente extinction, mais comme un état de grande intensité. Plus la mémoire rationnelle s’efface, plus une autre mémoire surgit : celle du corps, des sensations, de la langue maternelle. L’italien, langue de l’enfance de Maria, reprend peu à peu le dessus, comme si, à mesure que le temps se repliait sur lui-même, elle retournait vers ses premières racines. Ce glissement linguistique devient pour moi un signe théâtral fort : la pensée se déstructure, mais l’émotion, elle, reste intacte.
Le texte met en lumière une inversion progressive des rôles familiaux. La vieillesse de Maria ressemble à un retour à l’enfance, forçant Paula, la petite-fille, à devenir celle qui veille, qui rassure, qui prend en charge. Cette bascule m’intéresse particulièrement : elle révèle la fragilité des liens, mais aussi leur puissance. Paula n’est pas seulement une aidante, elle est un témoin. En écoutant sa grand-mère raconter sa vie, elle tente de sauver quelque chose de l’oubli, de retenir une mémoire qui se délite, tout en acceptant qu’elle lui échappe.
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Intervenants
Branwen Corbett
Metteuse en maquette
Après une enfance en Angleterre, Branwen Corbett arrive en France avec sa famille et grandit sur les routes, vivant en roulotte à cheval. C’est dans ce contexte nomade qu’elle découvre le théâtre de rue et le cirque, pratiques qui marquent durablement son rapport au corps et à la scène.
Après dix ans de pratique, elle choisit de se consacrer principalement au théâtre et entreprend une licence Arts du spectacle. Souhaitant approfondir sa formation de comédienne, elle intègre une classe préparatoire Égalité des chances à La Filature de Mulhouse, sous la direction de Blandine Savetier, puis une autre à l’ESTBA à Bordeaux, dirigée par Franck Manzoni. Depuis septembre 2023, elle est apprentie-comédienne au Studio | ESCA, où elle joue notamment dans On est là de Pauline Sales, mis en scène par Paul Desveaux, et Croire sur parole de Gabriel et Jean-Baptiste Tur.
Comédiens
EvaJade Cisternino
Rosa Pradinas
Jeudis midi
Jeudi Midi : « Coup de grâce » de Laura Desprein
12h
Coup de grâce de Laura Desprein le jeudi 22 janvier 2026 à 12h au Théâtre de l’Opprimé
Mise en maquette de Margaux Eynius et Maé Guillemard du Studio JLMB
Résumé :
Ils se rencontrent, ils s’aiment au premier regard. Ou plutôt elle, elle l’aime au pre… enfin lui, ce n’est pas qu’il ne l’aime pas mais… il l’aime, c’est sûr, mais il ne le sait pas, car on lui a dit qu’il ne pouvait pas… aimer. Les psychiatres le lui ont dit.
Mais elle, qu’il soit fou, elle s’en fout. Ensemble, ils vont se battre contre des moulins à vent, ensemble ils vont croire que leur amour sera plus fort que la maladie.
C’est la fin. Épuisés mais heureux d’avoir osé, ils se racontent. Une odyssée dingue et douce, de voyages foutraques en bulles de champagne, en passant par des moments de lourd, noir désespoir.
C’est sans issue, tragique, et joyeux.
Note d’intention :
À la lecture de Coup de grâce, nous avons été profondément touchées par la beauté et la justesse de l’écriture de Laura Desprein. Une langue à la fois poétique et d’une vérité saisissante, où la simplicité des mots, des images et des sensations vient atteindre des endroits très intimes. Le texte raconte l’histoire d’un amour à deux voix, traversé par son trouble à lui, et par l’impuissance progressive de l’amour face à l’inexorabilité de la maladie. La pièce déploie un récit non chronologique, fait d’allers-retours entre le présent et la réminiscence, entre la poésie du quotidien et des monologues d’une grande lucidité. Elle donne à voir un combat mené à deux, mais aussi au sein de chaque individualité : lui, confronté à une réalité qui ne coïncide pas toujours avec la sienne, et elle, traversée par la culpabilité, l’abnégation, le doute, la peur, jusqu’à l’effacement de soi. Peu à peu, le texte nous conduit vers l’acceptation d’une forme de fatalité, vers le deuil d’un avenir rêvé sans que jamais les personnages nous donnent à voir un renoncement, une forme de capitulation. Au-delà de la maladie, Coup de grâce interroge des questions profondément universelles : le souvenir, l’attachement à ce qui a été, le désir de retrouver une vie qui n’est plus, et la difficulté à habiter pleinement le présent. La pièce pose la question de ce que signifie aimer, accompagner, accepter – et de ce que l’on est prêt à perdre, ou à sacrifier, par amour. Dans cette mise en vie, conçue comme une première ébauche, nous avons cherché avec humilité à retranscrire la dualité qui traverse le texte : celle d’une parole très écrite, poétique, parfois narrative, et celle d’un quotidien concret, immédiat, simple. Nous avons voulu préserver la beauté de la langue tout en la mettant en tension avec des moments de silence, de rupture, où la parole se tait pour laisser place aux corps. La corporalité nous est apparue comme un enjeu essentiel : permettre aux interprètes d’habiter physiquement cette histoire, de laisser les corps porter ce que les mots disent – et parfois ce qu’ils ne peuvent plus dire. À travers des images précises, des gestes, des objets, des détails du quotidien, nous avons cherché une poésie visuelle à l’image du texte : intime, singulière, mais capable de résonner de manière universelle. Cette maquette est pensée comme un premier geste, une tentative sensible de faire entendre et ressentir la matière du texte, dans toute sa fragilité, sa douceur et sa violence, en laissant coexister la densité de la parole et la vérité des corps.
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Intervenants
Margaux Eynius
Metteuse en maquette
Margaux Eynius se forme très jeune à la danse et à la musique (piano, chant). Elle obtient en 2017 son Certificat d’Études Chorégraphiques en danse contemporaine, et en 2022 elle clôture sa formation en tant que chanteuse à la Music Academy International (Nancy). En parallèle, elle cultive une passion constante pour l’écriture, qui traverse son parcours depuis l’enfance.
Après des études en sciences humaines, puis en management, elle travaille comme cheffe de projet dans une maison de disques indépendante. Mais très vite, ses questionnements sur les liens humains, son rapport au monde et l’angoisse que celui-ci peut générer, la poussent à renouer avec la scène. Le théâtre devient pour elle un espace de recherche où se déploie un dialogue constant entre création artistique et questionnement existentiel, au croisement du corps, de la parole et du collectif.
Depuis 2024, elle se forme au métier d’actrice au Studio JLMB et commence à explorer la dramaturgie et la mise en scène, guidée par une exigence de vérité, une attention à la parole sensible et la nécessité de créer du lien dans un monde en perte de repères.
Maé Guillemard
Metteuse en maquette
Maé Guillemard a 20 ans et suit depuis 2024 la formation de comédienne au Studio JLMB, où elle rencontre Margaux Eynius. Elle découvre le théâtre dès l’enfance et développe très tôt une sensibilité artistique, notamment au sein d’une école Steiner à Verrières-le-Buisson.
Formée au conservatoire du 15e arrondissement et dans plusieurs ateliers en région parisienne, elle enrichit son parcours par des stages auprès du Théâtre du Soleil, du Nouveau Théâtre Populaire et de la compagnie BrutaFlor. En 2024, elle rejoint la jeune troupe du Théâtre de l’Azimut et joue dans Être à sa place, mis en scène par Les Filles de Simone.
Parallèlement, elle anime depuis 2022 un atelier d’écriture dans un café associatif et explore les liens entre théâtre, arts plastiques et création audiovisuelle. Son travail s’inscrit dans une recherche autour de l’Art Social et du croisement des disciplines artistiques.
Comédiens
Mathieu Gaspar
Violette Marsan
Jeudis midi
Jeudi Midi : « Poussière(s) » d’Eloïse Sekula
12h
Poussière(s) d’Eloïse Sekula le jeudi 11 décembre 2025 à 12h au Théâtre de l’Opprimé
Mise en maquette de l’École Athanor.
Résumé :
C’est l’histoire d’une traversée, d’un pont entre les mondes et nos origines ; celle qui parle sur scène est une passeuse. Celle qui raconte comment nous nous sommes transformés, nous humains, comment nos corps sont devenus ce qu’ils sont, d’où viennent nos cellules, quels sont les chemins empruntés depuis la création de l’Univers pour en arriver là.Elle puise sa propre trace dans celle des étoiles, elle est une enfant qui a la robe qui traîne dans la voie lactée et elle nous dit que nous avons des similitudes.
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Intervenants
Eloïse Sekula
Autrice
Eloïse Sekula est comédienne, autrice et metteuse en scène.
Elle intègre très jeune la compagnie Les trois temps en tant que comédienne de 2006 à 2013. Entre temps, elle participe aux ateliers de créations au Nouveau Théâtre du 8e à Lyon sous la direction de Guy Naigeon. Puis, elle intègre les conservatoires d’art dramatique de la ville de Paris où elle se met à écrire. Depuis elle est devenue autrice de théâtre et a écrit plusieurs pièces, dont Elektra (Histrionismes), dans laquelle elle joue et que met en scène Jean-Philippe Salerio au Nouveau Théâtre du 8e à Lyon.
En 2015, elle fonde la compagnie « Electra 5 », orientée vers la création de textes contemporains et la médiation culturelle auprès de publics en soins psychiques. Spécialisée dans la création in situ, elle joue également en salles de classes auprès des lycéens de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Elle travaille également avec l’association d’anthropologie Let-Know café dont elle est la « voix off », joue pour la Nieme compagnie et intervient dans le projet de la plateforme Locus Solus dans le nord Isère. Elle tourne dans la série Prisoner d’Ingrid Franchi. Elle a été suivie par le collectif d’auteurs À mots découverts, à Paris. À Lyon, elle travaille avec le projet « 30 somos » de Sylvie Mongin Algan, création militante et multilingue.
Son spectacle actuellement en tournée est Exils, un orotario profane, écrit et mise en scène par Alain Garlan.
En 2023, elle écrit Histoire d’une marche en plein ciel, un texte poético-théâtral dans lequel elle met en scène une actrice en solo sur le thème de la marche et de la mémoire. Cette pièce
sera prochainement publié aux éditions de La Rumeur libre.
Le texte Poussière(s) a été primé en « texte remarqué » par les E.A.T.
Alice Allouc
Metteuse en maquette
Alice se forme au jeu à l’Athanor Berlioux auprès de Coco Felgeirolles et
Heidi-Eva Clavier, après un parcours en sciences sociales à Sciences Po
Paris. En 2021, elle fonde la Cie Premier Quartier avec laquelle elle
présente Occupations d’après le roman Lune Noire de John Steinbeck
(oct. 22, Paris Anim’ Espace Beaujon). En 2025, elle écrit et met en scène
Le tour de l’arbre avec le soutien du Théâtre à Durée Indéterminée et du
Super Théâtre Collectif (création oct. 25, Local des Autrices).
En 2026, elle sera sur scène dans CUT d’Emanuelle Marie (m.e.s Brigitte
Lo Cicero) et poursuit un travail d’écriture accompagné par l’autrice et
comédienne Flore Grimaud.
Comédiens
Cyndi Lara PORTELLA
Éva COURTÈS
Morgane MERRET
Élise THOMAS
Jeudis midi
Jeudi Midi : « Frankee » de Maxime Champagne
12h
Frankee de Maxime Champagne le jeudi 20 novembre 2025 à 12h au Théâtre de l’Opprimé
Mise en maquette de Philémon Coutanson-Géhin du Conservatoire du XIVe arrondissement de Paris Darius Milhaud.
Résumé :
Frankee, c’est une version casse-cou du mythe de Frankenstein : une histoire d’enfance monstrueuse, une histoire cousue avec quelques bouts de chair morte, de gros fils robustes et beaucoup de sueurs froides. Frankee nous invite à descendre sous le lit, dans le noir tenace, à la rencontre d’un enfant-monstre. Cet enfant se liera d’amitié avec un vieux clown pathétique afin de se libérer de sa propre mère, une savante-folle terrifiante. Frankee est un joli cauchemar offert en cadeau ; car ne dit-on pas que les cauchemars ne sont que des rêves trop réalistes…
Note d’intention :
Frankee de Maxime Champagne est une pièce qui m’a particulièrement touché pour plusieurs raisons et c’est pourquoi je suis très heureux de mettre en maquette cette pièce.
D’abord, à la première lecture de ce texte j’ai eu peur, et j’aimerai faire ressentir cette peur aux spectateurs. J’essaie dans la mise en scène du projet de solliciter assez l’imagination du public pour qu’il s’accroche de stupéfaction à son siège comme j’étais accroché de stupéfaction au texte en le lisant dans le RER. L’horreur est très peu utilisé aujourd’hui au théâtre, et encore plus pour le jeune public. En ce sens, ce texte est vraiment original et toute l’équipe est ravie de pouvoir s’atteler à ce défi. Cette pièce propose un univers paranormal, épouvantable, ce qui donne des challenges de mise en scène et de scénographie. Notre but est de vous embarquer avec nous pour vous faire découvrir ce qui se passe dans cette chambre d’hôtel et sous ses étranges lits.
Ensuite, ce texte aborde le sujet de l’acceptation de soi, de son histoire et de son corps. Ce sujet est extrêmement présent chez les adolescents notamment avec le corps qui change et les pressions sociales de la cour de récréation. Mais même pour les adultes, l’acceptation de soi est également un grand enjeu que la pièce traite superbement. J’ai été touché par la façon d’aborder ce thème dans cette pièce et c’est pour cette raison que nous avons cherché dans le jeu des comédiens à le mettre en exergue. Les comédiens ont aussi beaucoup travaillé sur la relation entre les deux personnages principaux qui est vraiment émouvante. Ces deux personnages à l’écart de la société vont marquer pour toujours la vie de l’autre en l’espace de quelques jours et va naître entre eux une belle relation de confiance. Notre but est aussi de montrer qu’un enfant et un adulte peuvent très bien se faire grandir mutuellement, peu importe la différence d’âge.
Nos intentions principales sont donc de vous faire peur, de vous emmener dans ce paysage paranormal et de vous montrer comment une belle relation de confiance peut nous faire réussir à nous accepter.
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Intervenants
Philémon Coutanson-Géhin
Metteur en maquette
Je m’appelle Philémon Coutanson-Géhin, je suis né le 19 décembre 2005 et je suis actuellement élève en art dramatique au conservatoire du XIVe arrondissement à Paris.
J’ai découvert le théâtre à 8 ans au conservatoire de Sucy-en-Brie avant de partir au CMA 14 à 18 ans. En parallèle du conservatoire, j’ai intégré différentes associations avec lesquels monté différents projets diversifiés, comme un cabaret poétique, une opérette, des courts métrages, des galas de danse, des concerts..
De plus lors de la saison 2024-2025 j’ai créé mon association pour monter mes propres projets. J’ai par exemple écrit et mis en scène une pièce autour du mythe d’Orphée qui fut un succès et qui est reprogrammé pour cette saison. J’ai également monté en juin 2025 un seul en scène autour des fables de Lafontaine que j’ai joué à plusieurs reprises dans des écoles.
J’ai donc découvert l’écriture et la mise en scène au fil de mes expériences, ce qui a fait évoluer ma passion pour le théâtre en dehors du plateau. Je suis particulièrement sensible au concept de l’œuvre d’art total notamment théorisé par Wagner. Etant moi-même musicien et danseur, la fusion de ces trois arts sur scène me semble extrêmement intéressante. Selon moi, ce concept est aussi très proche du symbolisme et des idées d’Adolphe Appia, car la musique et la danse permettent de favoriser l’imagination du spectateur en rajoutant des symboles à la mise en scène. Je trouve que ce texte de maxime Champagne se prête particulièrement à créer une maquette de ce style.
Comédiens
Loïc Berthier
Tiago Dias
Lucile Schmitt